Une fervente militante de la vie

Une fervente militante de la vie

D’abord elle est profondément passionnée par son métier qu’elle oublie le protocole, l’évite même pour aller militer sur le terrain du pays hôte et ce dans les contrées les plus lointaines. Ardente défenseur de la condition féminine, elle a laissé partout où elle est passée les traces indélébiles d’une femme acquise corps et âme à toutes les causes humanitaires. Derrière ses grandes lunettes noires, se cache une femme d’un naturel déroutant, d’un humanisme indicible et d’une modestie loin du stéréotype qui contraste avec son expérience, ses compétences et son grand esprit. À peine nommée au Maroc en 2002 cette ambassadrice de l’humanisme, beaucoup plus que de son pays, a rapidement attiré l’attention  des officiels mais aussi et surtout  des ONG et autres associations marocaines. Normal puisque Cristina Funes Noppen a roulé sa bosse partout depuis les Nations Unies à Genève jusqu’à Rabat. Auparavant, elle a été ambassadrice à Lusaka, à Nairobi, à New Delhi et Bangkok où elle s’est imprégnée de toutes les cultures : Afrique, Asie et Europe. Ce qui surprend chez cette dame, c’est qu’elle a donné au métier de diplomate une autre dimension. Voire une autre conception qui consiste à défendre les intérêts du pays où elle exerce pour mieux défendre ceux de son pays, la Belgique.
Du coup elle consolide les relations bilatérales, tous domaines confondus, par le travail humanitaire direct  loin de tout protocole. Autrement, cette dame qui est allée au secours des femmes afghanes, qui a milité pour les victimes des mines antipersonnel, qui se bat pour améliorer la condition féminine, est l’ambassadeur du monde entier dont la Belgique devrait être fière. Ce n’est pas par hasard que le journaliste belge José-Noel Dumont fait l’éloge de cette grande dame dans le journal « L’éventail » avec un style des plus admiratifs :’  …L’on n’est pas par hasard l’amie personnelle de Dalaï-Lama. Cela implique une carte de visite très rare que l’on appelle faute de mieux, la fonction de l’âme et de l’esprit ». Qu’est-ce qu’elle n’a pas connu encore cette ambassadrice de bonne volonté qui fait honneur à son pays mais aussi à l’être humain contemporain qui perd de plus en plus de son humanisme par une mondialisation sauvage ? En tous les cas, depuis son arrivée au Maroc en 2002, elle a intensifié, par son « esprit et son âme» la coopération entre le Maroc et la Belgique d’une manière substantielle. Pour Cristina Funes Noppen, la coopération nord-sud est synonyme de partenariat  qui s’est concrétisé avec le Maroc par un don de 29 millions d’Euros.
Un don qui diffère de celui des autres pays occidentaux qui le convertissent sous forme de prêts concessionnels. Le secteur commercial qui était le parent pauvre des relations entre les deux pays  est en train de reprendre du poil de la bête. Les missions commerciales qui se sont déplacées dans les deux sens ont fini par donner leurs fruits par la signature de trois importants contrats. Il s’agit  de deux marchés dans le cadre du plan Azur obtenus récemment par la société Thomas &Piron et celui de Tanger Med décroché par la société Besix.
Cette intensification commerciale ne pouvait se faire sans l’instauration de liaisons aériennes. C’est fait depuis décembre 2003 quand la compagnie belge a commencé à relier quotidiennement Bruxelles à Casablanca dans la perspective de relier d’autres destinations marocaines.
Sur le plan de la solidarité, plus de six vols humanitaires ont transporté des biens d’urgence lors du tremblement de terre d’Al Hoceima. Grâce à la perspicacité et l’efficacité de l’ambassadrice, la Belgique fut l’un des premiers pays à offrir son aide après cette catastrophe.  C’est dire combien les relations maroco-belges ont pris de l’envol depuis l’arrivée de Cristina Funes. Même dans le  plan militaire, la coopération s’est accentuée dans des domaines qui n’existaient pas auparavant. En fait, l’ambassadrice est une dame exceptionnelle qui touche à tout y compris le domaine culturel dont la toute dernière est l’exposition remarquée dans le cadre du festival Mawazine. Ce n’est pas un hasard que la ville de Meknès a rendu le 24. 03.05, un vibrant hommage à cette grande dame pour son implication dans les projets de grande envergure et surtout pour ses qualités humaines reconnues par tous.  L’humanitaire est le propre de cette grande  dame belge ouverte à toutes les cultures et profondément humaine.

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