Une filière de blanchiment entre la France et Israël

Un cadre de Leumi France, filiale de la deuxième banque israélienne, a été mis en examen la semaine dernière pour «blanchiment aggravé» dans le cadre de l’enquête sur un réseau de blanchiment entre la France et Israël, a-t-on appris de sources judiciaires.
La juge d’instruction parisienne Isabelle Prévost-Desprez enquête sur une filière de blanchiment d’argent entre la France et Israël, dans laquelle des chèques français ont été endossés dans des banques israéliennes ou des territoires palestiniens avant d’être réglés par des banques françaises.
La banque Leumi France a précisé dans un communiqué qu’elle gardait «toute sa confiance en la personne mise en cause en raison de ses fonctions». L’établissement financier «considère être victime des agissements commis par des tiers» et «entend contribuer à faire toute la lumière sur les activités commises à ses dépens». La banque assure les autorités judiciaires de «toute sa coopération». La semaine dernière, Isabelle Prévost-Desprez a également procédé à la mise en examen de deux cadres de la Société Générale.
Fin novembre le directeur général de la banque britannique Barclays en France, Henri-Paul Pellegrino, ainsi que deux cadres de la banque avaient subi le même sort.
Une trentaine de personnes dont des directeurs de banque, des rabbins et des responsables d’associations ont été mises en examen dans ce dossier qui est apparu en marge de l’escroquerie dite du Sentier.

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