Une fondation pour le ministère de la Santé

Une fondation pour le ministère de la Santé

Le ministère de la Santé aura enfin une Fondation des œuvres sociales au même titre que tous les grands ministères du Maroc. Cette décision a été prise, samedi dernier à Rabat, à l’issue d’une journée d’étude consacrée à l’avenir de l’action sociale du ministère de la Santé, organisée sous la présidence du ministre de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah. Tous les directeurs centraux du ministère ainsi que les seize délégués régionaux ont participé à cette rencontre, à laquelle ont également été conviés les représentants des cinq centrales syndicales (CDT, FDT, UMT, UGTM et UNTM) et les responsables des associations des œuvres sociales de quatre autres départements ministériels, en l’occurrence la Justice, les Finances, l’Equipement et l’Agriculture. Ces derniers sont venus présenter à leurs collègues du ministère de la Santé leur expérience en matière d’œuvres sociales.
Lors de cette journée d’étude, le directeur des ressources humaines du département de la Santé, M’hamed Benelkadi, a fait un exposé dans lequel il a présenté les grandes lignes du projet de création d’une fondation des œuvres sociales, notamment son statut et son règlement intérieur. Grosso modo, le siège sera installé à Rabat, mais la fondation disposera également de sections locales, au niveau de toutes les régions.
L’intérêt de créer cette fondation n’est plus à démontrer. D’ailleurs, l’initiative a été applaudie par tous les participants, et à leur tête les responsables syndicaux. Et pour cause, le problème des œuvres sociales est récurrent et revenait lors de toutes les rencontres entre les responsables du ministère de la Santé et les centrales syndicales. En clair, les œuvres sociales de ce ministère étaient mal gérées.
En effet, les employés de la Santé, qui sont au nombre de 45.000, disposent d’au moins 80 associations éparpillées sur l’ensemble du territoire. Dans certaines délégations, on peut même trouver six associations d’œuvres sociales du personnel de la Santé. Ces associations gèrent, au sein des hôpitaux, des kiosques, des cafétérias ou des économats. Leur action est ainsi réduite, pour ne pas dire insignifiante, surtout que le ministère de la Santé ne leur verse aucune subvention.
Au niveau central, par contre, il y a une association subventionnée par le ministère. "Chaque année, cette association reçoit 4,5 millions DH", explique M’hamed Benelkadi. En contrepartie de ce pactole, l’association centrale prend en charge annuellement environ une cinquantaine d’employés du ministère (toutes les régions confondues) pour le pèlerinage. Aussi, cette association finance les colonies de vacances pour les enfants du personnel. Ainsi, chaque année, plus de 700 garçons et filles bénéficient d’un séjour dans un centre d’estivage. Enfin, les subventions accordées par le ministère à l’association des œuvres sociales permettant la mise en place d’un système de transport au profit, uniquement, des fonctionnaires de l’administration centrale. Leur nombre atteint approximativement les 750 personnes.
Désormais, le projet mis en place par la DRH du ministère de la Santé va bouleverser tout cela. Les œuvres sociales de l’ensemble des fonctionnaires seront gérées par une seule et même structure : la Fondation des œuvres sociales. Déjà, un comité technique a été constitué pour étudier et peaufiner les projets de statuts et de règlement intérieur de la Fondation. Une fois ces textes sont fin prêts, le ministère procèdera, en étroite collaboration avec les cinq centrales syndicales, à l’organisation d’élections dans l’ensemble des délégations. Le but étant bien évidemment de permettre à tous les employés de choisir les personnes qui gèreront la Fondation. Ces élections auront vraisemblablement lieu au cours du mois d’octobre ou novembre prochain. En tout cas, le bureau national de la Fondation sera opérationnel dès le début de l’année 2006. Cette Fondation permettra à l’ensemble des employés du ministère de bénéficier de leurs propres clubs et centres d’estivages.
Avec 45.000 employés, la Fondation peut aisément négocier des conventions avec des banques pour l’octroi de crédits à des taux préférentiels ou pour la construction de logements et de résidences. En somme, le personnel du ministère de la Santé a compris que c’est de l’union que vient la force.

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