Une Fondation pour les malentendants

Une Fondation pour les malentendants

La création de cette fondation a été motivée par le nombre important des sourds-muets qui vivent dans la région de l’Oriental en général et à Oujda-banlieue en particulier, ainsi que par l’absence d’institutions locales spécialisées pour les assister pour bâtir leur avenir.
Jusqu’à la date de création de la Fondation, seule une infime minorité de ces personnes pouvait, grâce à ses propres moyens, se prendre en charge et poursuivre des études spécialisées dans d’autres villes.
Le Ministère des Habous et des Affaires islamiques a fait don à la fondation, d’un lot de terrain situé prés de l’Hôpital Al Farabi, dans le centre-ville, pour la réalisation de ce projet, alors que le financement des travaux de construction a été pris en charge par des bienfaiteurs. Le projet, d’un coût de quatre (4) millions de dirhams, une donation des bienfaiteurs, a été réalisé sur une superficie globale de 1300 mètres carrés, et comportait des salles de cours, des bureaux administratifs et un internat, en plus d’équipements modernes financés par le Secrétariat d’Etat chargé de l’enfance, de la famille et des personnes handicapées. de la société civile présidée par M. Lotfi Ben Amar, qui a indiqué, dans un entretien à la MAP, qu’après l’inauguration de la fondation, le secrétariat d’état chargé de l’Enfance, de la Famille et des Personnes handicapées a pris en charge la formation de 5 cadres en langage des signes, trois du ministère de l’Education nationale et deux du ministère de la Santé.
L’activité de cette institution avait démarré en pratique pendant la saison 2003-2004, a indiqué M. Ben Amar, ajoutant qu’au début, on a fait appel à un cadre national pour superviser la préparation de trois cadres en orthophonie et la formation sur place du staff administratif et éducatif de la fondation, composé aujourd’hui de cinq personnes, issues du ministère de l’Education nationale, de la santé publique et de la Jeunesse et des Sports, de la commune urbaine d’Oujda. Actuellement, 53 élèves âgés de 10 à 12 ans reçoivent des cours gratuits aux premier et second niveau, en plus de 14 autres enfants qui sont inscrits au préscolaire, tandis qu’un groupe de 20 élèves a bénéficié des séances d’orthophonie. Outre les cours d’éducation, dispensés dans le langage des signes, les élèves bénéficient également, grâce à un partenariat avec l’association de coopération scolaire, d’activités parallèles dans les disciplines du théâtre, de couture, de sculpture sur bois, d’arts plastiques et d’initiation à l’informatique. Le président de l’association s’est déclaré surpris par la vitalité et le désir d’apprentissage manifestés par les élèves que ce soit dans le dessin, la calligraphie arabe ou l’informatique, où certains d’entre-deux ont obtenu des certificats de mérite.

• Tayeb Oumas (MAP)

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