Une Marocaine installée à Berlin combat la haine envers les réfugiés sur les réseaux sociaux

Une Marocaine installée à Berlin combat la haine envers les réfugiés sur les réseaux sociaux

Ce genre de discours est en nette recrudescence dans ces canaux

Un groupe d’étudiants de l’Académie de design de Berlin dont une Marocaine originaire d’Agadir et un Jordanien ont lancé une campagne contre la haine à l’égard des réfugiés et migrants sur les réseaux sociaux, intitulée «Berlin, ne soyez pas silencieuse» (Dont be silent Berlin). L’équipe allemande est finaliste du concours international «Peer to Peer: Facebook Global Digital Challenge» initié par la société américaine EdVenture Partners alors que cette compétition est sponsorisée par Facebook. La finale est prévue à la fin de ce mois de janvier à Washington. Elle comprend aussi trois autres finalistes, en l’occurrence des universités provenant du Liban, du Brésil et du Bangladesh.

Selon Hala Cherradi Fadili, étudiante marocaine à l’Académie de design à Berlin, qui avait écrit, réalisé et coproduit avec son collègue David Callamand les vidéos de «Face the truth» (la vérité en face) pour le projet Don’t be silent, «à travers ces séquences, notre objectif est de démentir les messages de haine en montrant directement la réussite de l’intégration de certains réfugiés. Khalil Aljasem, par exemple, a déjà remporté trois fois la course des réfugiés en deux ans et court désormais pour la marque Adidas Runbase à Berlin», explique-t-elle. Dans ce sens, toutes les actions ont été menées pour toucher spécialement les jeunes de 18 à 30 ans en les sensibilisant à réagir au discours de la haine alors que le projet a nécessité six mois de travail pour définir les outils de communication et montrer aux gens qu’ils peuvent facilement contrer les messages de haine.

«Nous ne voulons pas attaquer ou ridiculiser les personnes qui véhiculent les messages de haine, mais plutôt saisir cette opportunité pour sensibiliser la majorité silencieuse et pousser les gens à réagir face à ces violences verbales et écrites», ajoute cette étudiante qui prépare ce projet dans le cadre de son master en stratégie design à l’Académie de design de Berlin.

Actuellement, Facebook supervise les différentes campagnes réalisées par les équipes universitaires et essaie d’étudier lesquelles d’entre elles pourraient réussir dans le futur puisque l’augmentation des commentaires haineux est en nette évolution sur les réseaux sociaux et les autres médias. A cet égard, les projets des différentes équipes pourraient un jour faire partie de la stratégie de Facebook. Par ailleurs, le concours a impliqué plus de 80 à 90 universités dans le monde dont quatre établissements ont été sélectionnées pour passer la finale à Washington. 

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