Une stratégie «E Maroc» en gestation

Barid al-Maghrib et le service du téléphone fixe devront passer dans le giron du privé en 2002. L’annonce en a été faite mardi par Nasser Hajji, secrétaire d’Etat chargé des Postes et des Technologies de l’Information. Lors d’une conférence de presse au siège du Technopark à Casablanca, M. Hajji est longuement revenu sur la poursuite de la libéralisation du secteur des télécommunications au Maroc. Selon le responsable, les études pour la privatisation de la poste sont déjà avancées et le dossier devrait être bouclé au courant de l’année 2002 pour permettre une ouverture du capital de Barid al-Maghrib aux investisseurs privés. Aucune donnée n’a cependant été communiquée sur la part du capital qui sera cédée au privé. Selon le secrétaire d’Etat, ce chantier qui devra également comporter l’ouverture du secteur de la téléphonie fixe au privé, entre dans le cadre de la stratégie nationale « E Maroc ». Il s’agit d’un effort concentré de mobilisation des moyens pour engranger une croissance rapide du secteur des télécommunications au Maroc. Dans le cadre de cette stratégie, le Maroc développera, à l’horizon 2005 selon le secrétaire d’Etat, une industrie nationale des nouvelles technologies «à travers des marchés concertées entre les secteurs public et privé». C’est dans ce cadre également que les travaux de construction d’une seconde technopole seront lancés à Bouznika en 2002. Ce nouveau pôle technologique viendra s’ajouter au Technopark de Casablanca qui accueille déjà une trentaine de sociétés, notamment étrangères, spécialisées dans les secteurs des télécommunications. La nouvelle technopole nécessitera un investissement de près de 100 millions de dollars. Elle abritera les locaux de plusieurs opérateurs marocains et étrangers leaders dans les secteurs des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

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