Une tâche complexe

La sécurité est rarement effective et constante en tous lieux, c’est pourquoi les sociétés, les administrations et d’autres organismes font de plus en plus appel au service des agents de sécurité. La mission consiste à défendre le siège de l’administration, de jour comme de nuit, des dommages ou dégâts résultant du vol, du pillage et des dépravations de toute nature, de l’incendie et des explosions, des inondations, des effets des catastrophes naturelles, du sabotage et de l’espionnage. Dans certains cas, la protection s’applique au personnel de l’entreprise, ou à ses dirigeants. De plus, on trouve des missions secondaires, mais qui n’en sont pas moins importantes, telles que l’accueil et la réception des visiteurs, la régularisation de la circulation et du stationnement des véhicules à l’intérieur de l’entreprise, et aussi parfois, le service d’accueil.
Au Maroc, force est de constater qu’il y a peu de professionnalisme dans ce domaine. On trouve l’agent de sécurité, sans aucune formation en la matière.
Dans certaines sociétés, il suffit d’habiller le premier venu d’un uniforme et de le coiffer d’un couvre-chef approprié pour lui donner l’appellation « d’agent de sécurité ». La tâche qui lui est confiée est généralement simple. Il s’agit surtout d’en faire un figurant. Dans ce cas, même les risques traditionnels comme le vol et le feu ne sont pas bien sécurisés. Si on ajoute à cela la question de la surveillance technique des installations ou la protection des biens ou des personnes, on constate que la mission est loin d’être accomplie. Et tant qu’il ne se passe rien, la question d’une réelle compétence ne se pose pas.
Mohamed, 30 ans, agent de sécurité dans une société de la place souligne qu’il s’agit d’un travail précaire sans aucune couverture sociale, ni droit de l’employé. « ça fait neuf mois que je travaille dans cette société. 12 heures de travail par jour et seulement huit qui sont payées. Nous avons suivi uniquement un petit stage sur les principes élémentaires de la sécurité, notamment la question de vol et de l’incendie. Pour l’instant je n’ai pas le choix. Mais en cas où une occasion se présente dans un autre secteur, je dépose l’uniforme », affirme Mohamed, précisant que cet état de choses se répercute négativement sur leur rendement. Cela revient à dire que cette tâche sensible est loin d’être assurée dans la majorité des cas. Il faut dire que la protection de l’entreprise et de ses points névralgiques, en particulier, obéit à des règles. Ces règles sont précisées, soit par la société elle-même, soit par les responsables de sécurité, et ce, après inspection des lieux à protéger.
La fonction d’agent de sécurité, ayant des qualités morales et physiques, ayant suivi des formations et des stages en la matière, peut se résumer en quelques mots. Lorsqu’un intrus s’introduit dans le bâtiment, il est intercepté. Si un incendie se déclenche, il est éteint. Quand quelqu’un est agressé, il le défend. Si une personne se blesse, il est le premier à intervenir pour lui apporter les premiers soins. Mais à part cela, comme les assurances, un agent de sécurité ne sert à rien.

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