Unis pour la paix en Palestine

Unis pour la paix en Palestine

A l’issue de l’audience qui leur a été accordée par SM Mohamed VI, Yasser Abed Rabbo, ancien ministre palestinien de l’Information et promoteur de l’Initiative de Genève, et Yossi Beilin, ex-ministre israélien de la Justice et principal négociateur, ont mis en exergue le soutien apporté par le Souverain à l’Initiative de paix lancée à Genève, le premier décembre courant. Au cours de cette audience, SM le Roi a renouvelé aux promoteurs de cette initiative, son soutien et ses encouragements. Il a rappelé à cet égard que le Maroc a toujours manifesté son appui à toute démarche susceptible de contribuer à la paix et à la réconciliation entre Palestiniens et Israéliens. Le Souverain a souligné dans ce contexte, l’importance de l’Initiative arabe proposée par le Prince Abdallah Ben Abdelaziz Al Saoud et adoptée par le dernier Sommet arabe, réuni à Beyrout. Et de mettre en perspective la complémentarité de ces propositions avec le cadre tracé par la feuille de Route adoptée par les Palestiniens et les Israéliens, ainsi que par la Communauté internationale. C’est dans ce contexte global que le Plan de règlement de Genève doit être pris en compte, a ajouté Sa Majesté le Roi en mettant en relief le caractère novateur de cette approche qui est le fruit des réflexions et du travail des seuls Palestiniens et Israéliens. Enfin, il a réitéré la disponibilité du Royaume du Maroc à accompagner et appuyer tous les efforts contribuant à la relance du dialogue et visant à redonner ses chances au processus de paix entre Palestiniens et Israéliens. Bien entendu, pour le Maroc, il n’y a pas de place à l’illusion. Il est clair que l’Initiative de Genève ne bénéficie pas de l’approbation de toutes les forces israélo-palestiniennes. Car, d’un côté, comme de l’autre, toutes les initiatives de paix se heurtent aux vagues et courants extrémistes qui n’évoluent pas et bloquent toute issue de paix; et ce d’autant plus qu’au facteur politique, s’ajoutent des raisons confessionnelles et théologiques et des intérêts douteux. Des éléments de blocage qui sont accentués par la discordance qui prévaut au sujet du statut d’Al Qods, du droit de retour aux exilés et réfugiés et de la prolifération des colonies israéliennes. Mais, faut-il s’arrêter à ce niveau et se contenter d’assister passivement au pourrissement de la situation au Moyen-Orient, sachant que toute dégradation des rapports entre les deux principaux protagonistes ne peut se faire qu’au détriment de la paix et des droits légitimes du peuple palestinien ? Faut-il également céder au confort de la passivité alors que d’autres questions comme celles de l’Irak, de l’Afghanistan ou de l’Iran, attirent l’attention de l’opinion publique internationale et risquent de jeter le voile sur les endurances palestiniennes face à leurs colonisateurs israéliens ? Il va de soi qu’indépendamment de l’importance de la représentativité de ses protagonistes, toute rencontre entre ces deux parties, est à même de contribuer à l’apaisement de la tension au Moyen-Orient et, surtout, à l’ouverture d’une brèche dans le mur du silence et de la violence qui entoure la région. Dans ce cadre, s’inscrit l’initiative royale de soutenir tous les efforts de paix au Proche-Orient et le Plan de règlement lancé à Genève, tenue début décembre. Dans une déclaration, M. Abed Rabbo a annoncé que SM le Roi a réitéré son soutien à l’initiative et réaffirmé la disposition du Maroc à déployer tous les efforts pour son aboutissement et à coopérer avec toutes les parties frères et amies tant au niveau de la région que dans le monde pour que ce plan de règlement soit le choix véritable au lieu de celui de l’occupation, de l’agression et de la violence et qu’il ouvre la voie à une paix juste et équitable pour les peuples palestinien et israélien. Un sentiment partagé par Yossi Beilin qui s’est dit très honoré de l’audience royale qu’il a qualifiée de « très positive », sachant qu’il s’agit de la première étape dans un pays arabo-musulman. MM. Beilin et Rabbo ont entamé une tournée internationale pour «recueillir un large appui diplomatique» à leur initiative. Cela dit, après avoir été reçus début décembre à Washington par le chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, puis à Marrakech, les architectes de l’Initiative de Genève sont attendus mardi soir à Paris pour rencontrer des militants associatifs lors d’un rassemblement en faveur de la paix au Proche-Orient.

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