Vers la fin de l’impasse

Le Maroc et l’Espagne oeuvrent à mettre fin à la léthargie politique et diplomatique marquant les relations entre les deux pays, a souligné, lundi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Mohamed Benaïssa.
Dans des déclarations à la presse à l’issue d’une réunion de la commission des Affaires étrangères et de la défense nationale à la chambre des représentants, M. Benaissa a affirmé que ces efforts visent à faire le point sur des questions en suspens et à «les traiter sur la base du respect mutuel et non de la menace et du chantage».
«Nous sommes convaincus que tous les problèmes peuvent être résolus pourvu qu’il y ait de la bonne foi et une forte détermination », a-t-il dit, ajoutant que le Maroc est animé d’une bonne et forte volonté pour trouver une solution aux problèmes en suspens. «Les Espagnols ont commencé à prendre conscience des revendications du Maroc », a-t-il poursuivi, relevant que les dernières déclarations de certains responsables espagnols versent dans ce sens.
D’un côté, la sortie médiatique du ministre des affaires étrangères marocain survient en guise de réponse à la déclaration du Secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires extérieures, Miquel Nadal, annonçant que le Maroc jouit d’une place «prioritaire» dans l’agenda politique du ministère espagnol des affaires étrangères, et que les deux pays « sont en contact permanent pour surmonter la crise actuelle».
D’un autre côté, elle coïncide avec la visite dans notre pays d’Enrique Mugica, le défenseur du peuple en Espagne. L’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE) et le défenseur du peuple en Espagne, Enrique Mugica, ont examiné lundi à Rabat la situation des droits des enfants victimes de l’immigration clandestine.
A cette occasion, Enrique Mugica s’est dit préoccupé par le traitement réservé aux enfants mineurs marocains en situation illégale en Espagne.
«Ce traitement, a-t-il estimé, se limite actuellement à l’aspect sécuritaire puisque les mineurs marocains sont transférés aux autorités marocaines par leurs vis-à-vis espagnoles. Pour sa part, Ahmed Akhchichen a, au nom de l’ONDE, émis le voeu qu’entre son observatoire et le défenseur du peuple en Espagne puisse se développer une coopération pour mener des réflexions sur la question des droits des mineurs victimes de l’immigration clandestine et résoudre, par conséquent, les problèmes qui en découlent et ce, dans le respect des droits de l’enfant.
Le défenseur du peuple en Espagne est une institution constitutionnelle et, à ce titre, elle a pour mission d’assurer le suivi de la défense de l’ensemble des intérêts qui concernent les individus et les groupes .
Cela dit, il n’en demeure pas moins que la question la plus épineuse qui se dresse devant l’entente sincère et réelle entre les deux pays porte sur la position espagnole hostile au parachèvement de l’intégrité territoriale du Maroc, non seulement en ce qui concerne les villes occupées Sebta et Mellilia, mais également et surtout vis-à-vis du Sahara marocain ; et ce, même si M. Nadal affirme, dans sa déclaration en marge d’une rencontre récente à Barcelone, que son pays est favorable à «une solution négociée» de la question du Sahara et qu’il attend les résultats des concertations à ce sujet au sein du conseil de sécurité de l’ONU.

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