Vers l’application de la réforme universitaire

Au moment où nous mettons sous presse, nous apprenons que la liste des 42 candidats aux postes de présidents d’universités (dits recteurs dans l’ancienne appellation) est en passe d’être finalisée pour être présentée à SM le Roi afin qu’il puisse choisir, dans les meilleurs délais, les 14 personnes nécessaires aux postes précités. Selon des sources fiables, les opérations de dépouillements seraient en phase finale.
D’un autre côté, on apprend que les commissions régionales travaillent d’arrache – pied pour mettre en place un programmes d’activités et présenter les dernières suggestions concernant les questions des filières et des unités, d’une part, et les besoins en infrastructure d’autre part . Des actions qui suscitent déjà le débat, notamment en ce qui concerne les attributions et les prérogatives des uns et des autres; c’est-à-dire des présidents des universités et de ces commissions.
Cependant, il n’en demeure pas moins important de souligner le fait, que désormais la gestion du domaine universitaire, n’est plus l’apanage d’une structure particulière. Car, conformément aux dispositions et critères arrêtés par la COSEF, à l’unanimité et de manière consensuelle par l’ensembles des acteurs universitaires et des sensibilités politiques et syndicales, les candidats présidents sont élus avant d’être présentés à l’attention du Souverain. D’un autre côté, ils ne sont pas exclusivement des universitaires munis de doctorats. Ils peuvent être des administrateurs ou des hommes d’affaires. D’ailleurs, parmi les candidats qui se présentés , récemment, il y a lieu de signaler les cas d’un secrétaire général du ministère de tutelle et de quelques administratifs. Cela dit, lorsque M. Najib Zerouali, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la recherche scientifique, souligne, lors du Conseil du gouvernement, que la réforme pédagogique vise à consacrer le principe de l’autonomie de l’université en matière d’élaboration des programmes et des objectifs éducatifs, il ne fait que confirmer les données de la réalité. Ainsi, lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement, réuni jeudi à Rabat sous la présidence de M. Abderrahmane Youssoufi, Premier ministre, M. Mohamed Achâari, ministre de la Culture et de la Communication a affirmé que lors de ce conseil, M. Zerouali a fait un exposé sur la réforme pédagogique, dans lequel il a expliqué notamment que le nouveau régime, qui se veut « souple et fonctionnel », vise à établir des passerelles entre les différentes formations et à modifier le système d’évaluation.
Elaborée par des professeurs universitaires, en tant que principaux acteurs de cette action pédagogique, mais sans exclure la participation d’acteurs venus de l’extérieur du champ universitaire .
Car, cette réforme, précise M. Zerouali, s’articule autour de mécanismes de développement et d’adaptation continue avec les exigences de la formation et de l’environnement socio-économique.
`Mais pour ce qui est de la situation administrative et financière du corps enseignant universitaire, le gouvernement n’a apporté aucune réponse. Ni en ce qui concerne le règlement des problèmes de l’ancienneté pour certains enseignants, ni pour ce qui est de la demande de la révision du statut ni enfin concernant la demande d’exonération des impôts sur la recherche scientifique. Une taxe qui absorbe 44 % des salaires.

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