Viol d’une fillette de sept ans

Viol d’une fillette de sept ans

Douar Kharbouche est un bidonville de Hay Hassani, à Casablanca. C’est là que Rabiâ, fille d’une femme au foyer et d’un père, ex-militaire et actuellement agent de sécurité dans une société de gardiennage, a vu le jour en 1997. Comme à l’accoutumée, elle est sortie, cet après-midi de la troisième semaine de novembre, juste après le mois de Ramadan, pour jouer dans la rue. Elle n’a rencontré aucune de ses voisines voisines. Il semble qu’elles soient restées chez elles.
Elle s’est éloignée de quelques mètres pour s’asseoir juste à côté d’une baraque. Pourquoi faire ? Rien. Rabiâ s’est assise pour se plonger dans ses rêves enfantins. “Rabiâ, Rabiâ…“. Qui est-ce qui l’appelle ? En regardant devant elle, elle n’a vu personne. S’agit-il de l’une de ses voisines ? Non, parce que la voix est celle d’un homme. Elle s’est levée pour avancer de quelques pas et voir qui l’appelait. En tournant à gauche, elle a vu Brahim, un voisin du quartier et veilleur de nuit, âgé de cinquante-trois ans, qui lui souriait. Brahim habite ce douar depuis très longtemps. Tous les habitants le connaissent et connaissent son histoire avec ses deux ex-épouses. Il s’est marié avec la première. Mais, il a appris qu’elle le trompait avec son beau-frère (le mari de sa soeur). Il a tenté de le tuer avec un couteau. Seulement, les habitants du douar sont intervenus pour l’empêcher. Sinon, Brahim aurait été en prison depuis une dizaine d’années. Après quoi, il s’est remarié avec une deuxième femme. Seulement, elle aussi a commencé à le tromper avec un amant. Il a fini par la répudier pour se livrer à l’alcool et vivre seul dans sa baraque.
Comme tous les enfants du douar, Rabiâ le connaissait et s’est donc approchée de lui sans crainte. Ils l’appellent “Ba Brahim“. Certes, c’est un soûlard, mais ils ne le craignaient pas. Au contraire, ils l’aimaient beaucoup, parce qu’il leur donnait à chaque fois des bonbons et du chocolat. D’un air agréable, Rabiâ s’est approchée de lui. Il l’a embrassée sur la joue avant de lui donner des bonbons. Quand elle s’est apprêtée à retourner à sa place, il lui a demandé de le suivre pour lui donner d’autres friandises. Sans hésitation, Rabiâ lui a emboîté le pas. En franchissant le seuil de la baraque, il lui a demandé d’entrer. D’un air innocent, elle l’a suivi pour s’asseoir en attendant qu’il lui donne le chocolat promis. Mais, tout à coup, il s’est assis près d’elle et a commencé à l’embrasser.
Elle a tenté de se lever. Mais en vain. Il l’a saisie violemment pour lui ordonner de se rasseoir. Aussitôt, elle a fondu en larmes. Des larmes qui n’ont pas empêché Brahim de se transformer en un monstre. Il lui a ôté ses vêtements et sans pitié il l’a violée. “Ne dis rien à tes parents“, lui a-t-il demandé avant de la libérer. Dans un état lamentable, Rabiâ est retournée chez elle. Sa mère a remarqué qu’elle était dans un état anormal. Elle lui en a demandé la raison. Rabiâ a gardé le secret. Elle ne lui a rien dit. Craignait-elle une vengeance de Brahim ? A-t-elle honte de dévoiler ce qui lui est arrivé ? Elle a gardé le mutisme. Quand son père est rentré le soir, il a essayé également de savoir ce qui lui est arrivé. Mais en vain. Elle a dormi sans prendre ni son goûter, ni son dîner. Le lendemain, la petite gardait toujours le silence et n’a pas pris son petit-déjeuner, ni son déjeuner. La solution ? Le père a décidé de l’emmener chez un médecin. “ Ta fille a été violée“, lui a affirmé ce dernier, après l’avoir examinée. Le père n’en a pas cru ses oreilles. Il a tiré sa fille vers lui, lui demandant qui l’avait violée, quand et pourquoi elle ne l’a pas avisé. “C’est Ba Brahim“, a dit Rabiâ, les yeux pleins de larmes. Hors de lui, le père a emprunté le chemin conduisant au douar Kharbouche. Il avait l’intention de venger sa fille. Seulement, à mi-chemin, il a changé de destination et s’est dirigé vers le commissariat de police. Il a porté plainte et sa fille relata les faits aux enquêteurs. Ces derniers se sont dépêchés à la baraque. Ils ont frappé à la porte.
Personne ne leur a ouvert dans un premier temps.
Après quelques minutes, Brahim s’est livré à eux sans opposer de résistance. Il a reconnu avoir violé Rabiâ. “C’est ma première victime“, a-t-il avoué, avant d’être remis au parquet général près la Cour d’appel de Casablanca.

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