Viol d’une septuagénaire

Cela fait longtemps que Halima vivait seule à douar Lakrarcha, commune d’Oulad Stoute, dans la ville de Nador. Sa soeur cadette, qui l’entretenait matériellement et l’assistait physiquement, devait la quitter juste après son mariage pour s’installer en Europe . Néanmoins, elle continuait à lui envoyer de l’argent chaque fois que l’occasion le lui permettait pour que sa soeur aînée ne soit pas dans le besoin. Au fil du temps, cette septuagénaire, frappée de cécité depuis sa tendre enfance, apprend tant bien que mal à se débrouiller seule dans la vie. Elle bénéficiait en cela de la compassion des riverains qui lui ont toujours témoigné de la solidarité, étant donné sa sénilité et son infirmité. Elle ne s’est jamais mariée pour la simple raison qu’elle garde de mauvais souvenirs de son père, qui l’a rendue récalcitrante à l’idée du mariage. Il faut dire aussi que son handicap permanent a, de tout temps, constitué un obstacle majeur pour un éventuel engagement conjugal. Mais elle ne s’en plaignait pas, préférant plutôt se complaire dans sa solitude. Au début du mois d’octobre, l’horreur va la meurtrir encore plus, un soir, au sein même de son domicile. Deux jeunes voyous, Mohamed et Abdelkader, âgés respectivement de 23 ans et 32 ans, résidant au même douar, envahissent son logis par effraction. Ils étaient en état d’ébriété avancé et parfaitement renseignés sur la pauvre handicapée. Après avoir mis la maison sens dessus dessous, en quête d’un probable bas de laine dissimulé quelque part chez la vieille impotente, ils passèrent au viol de cette dernière. Abdelkader lui pose un poignard sur la nuque tout en la sommant de s’exécuter docilement. Il assouvit donc ses pulsions bestiales et invite son compère Mohamed à en faire autant. Halima endurera toute la nuit le calvaire du viol sans montrer la moindre résistance vis-à-vis de deux ivrognes sans foi ni loi. Finalement, ils désertent les lieux en toute assurance, convaincus de ne pouvoir être jamais identifiés et laissant l’invalide dans un piteux état. Le lendemain, tous ses voisins sont au courant de ce terrible incident, après quoi ils entreprennent des démarches pour démasquer les coupables. Douée d’une grande acuité auditive, cette vieille aveugle parviendra sans difficulté à décrire les intonations canailles de la voix de Mohamed, lequel sera reconnu et repéré par les riverains aux alentours du douar. Il ne tardera pas à dénoncer Abdelkadrer en essayant de lui faire porter le chapeau. Remis aux mains de la police, ils passeront à table sans coup férir, justifiant leur forfait par l’état d’ivresse dans lequel ils se trouvaient. Ils ont été déférés devant la justice de la ville de Nador.

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