Violée par son voisin

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Larbi se tient devant les juges, poursuivi pour séquestration et viol d’une fille de dix-sept ans. Certes, il a nié devant la cour avoir violé Samira, en expliquant qu’il avait une relation avec Samira depuis une année et demie. Ils se sont rencontrés la première fois devant le collège où elle poursuivait ses études à Lissasfa. Depuis, ils n’ont pas cessé de se rencontrer, d’aller au centre-ville pour passer quelques moments aux cafés et aux cinémas. Il a précisé à la cour qu’elle ne lui a jamais refusé de partager avec lui le même lit. Il a avoué que son amante l’a accusé de viol quand il l’a abandonnée pour entretenir une relation avec une autre fille. Ce jeune homme de vingt-trois ans qui travaille dans une société de confection a confirmé à la cour qu’il ne lui a jamais promis le mariage et qu’il entretenait avec elle une relation comme tout autre jeune de son âge. Ces déclarations ont été rejetées en bloc par Samira. Cette lycéenne a précisé à la cour n’avoir jamais eu de relation avec Larbi. Elle le connaissait, ajoute-t-elle, parce qu’il demeure pas loin de chez elle. Il s’est présenté à elle pour la solliciter d’entretenir avec lui une relation amoureuse. Seulement, elle a refusé, a-t-elle précisé à la cour. Un jour, à la sortie du lycée où elle étudiait, elle a été croisée par Larbi. Ce dernier n’a pas hésité à lui demander de l’accompagner. Quand elle a refusé, il l’a saisie par son bras pour la contraindre à l’accompagner chez lui sous la menace d’une arme blanche. Craignant qu’il lui assène des coups de couteau, elle a gardé le silence et est rentrée par force. Chez lui, il l’a obligée à faire l’amour avec lui avant de la libérer quelques minutes plus tard. Aviser la mère de Samira n’a pas perdu de temps pour déposer plainte. Le représentant du ministère public, a requis la peine maximale contre Larbi, le qualifiant d’une personne qui a porté atteinte à la société en violant la lycéenne après l’avoir séquestrée chez lui durant quelques minutes. Quant à la défense, elle a requis l’acquittement pour son client, en confirmant qu’il n’y avait ni viol ni séquestration. Il ne s’agit que d’une relation amoureuse entre deux adolescents qui a fini par l’abandon et la vengeance. Après délibérations, la cour a jugé Larbi coupable, l’a fait bénéficier des circonstances atténuantes et l’a condamné à 3 ans de prison ferme.

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