Violences sur les réseaux : Seule une femme victime sur dix porte plainte

Violences sur les réseaux : Seule une femme  victime sur dix porte plainte

Des ONG ont mené un sondage auprès de 1.800 femmes

A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, MRA Mobilising for Rights Associates, en collaboration avec sept ONG marocaines, vient d’annoncer  le lancement de leur rapport «Violence virtuelle, préjudice réel: promouvoir la responsabilité de l’Etat en matière de violences faites aux femmes facilitées par la technologie au Maroc».

Basé sur des consultations sur le terrain menées auprès de 1.800 femmes et d’autres parties prenantes clés, ce rapport  examine et analyse les expériences des femmes et la réponse des acteurs publics aux violences faites aux femmes facilitées par les technologies de l’information et de la communication.  Ceci inclut notamment le harcèlement, les menaces, le chantage et la diffusion non consensuelle des images privées à travers les réseaux sociaux, l’Internet et les téléphones.

Il ressort de ce document  que dans plus de la moitié des cas signalés, l’agresseur était inconnu de la victime ou avait agi de manière anonyme.  En outre, plus d’une femme sur quatre a déclaré avoir subi une forme supplémentaire de violence «hors ligne» liée à la violence «en ligne». Parmi les autres résultats, il y a lieu de signaler que  seule une femme sur dix avait signalé la violence aux autorités publiques. Le rapport a également révélé quatre cas dans lesquels la victime de violence avait elle-même été poursuivie pour relations sexuelles illicites et huit cas de tentatives de suicide des femmes. Dans seulement  neuf cas où les auteurs ont été arrêtés. Les résultats de cette recherche illustrent comment, pour promouvoir une réponse adéquate à cette violence, il faut mettre fin à la culture de l’impunité des auteurs et tenir l’État responsable de ses obligations de répondre à cette violence.

Les sept ONG marocaines qui ont mené la recherche-action organisent des conférences  tout au long des 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes du 25 novembre au 10 décembre et ceci auprès des femmes, des acteurs publics et des médias.

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