Vision sereine d’un Roi

Vision sereine d’un Roi

Claire et concise, l’intervention de SM le Roi a réaffirmé la constance de la position du Royaume concernant les grands sujets du moment. En tête des préoccupations citées par le Souverain, le conflit du Sahara. Le Roi en a appelé à la mise en oeuvre de «la diplomatie préventive» pour préserver «la paix et la sécurité dans notre continent». Il a souligné que «le différend artificiel concernant le Sahara» entrave la construction de l’Union du Maghreb Arabe. Il a réitéré la disposition du Maroc à «coopérer de manière sincère et déterminée avec les Nations unies et avec toutes les parties concernées, afin de parvenir à une solution politique». Une solution qui garantit la souveraineté du Royaume sur le territoire, mais permet «aux habitants de ses provinces du Sud, de gérer eux-mêmes leurs affaires régionales, dans un environnement démocratique, stable et propice au développement intégré». Cette solution évitera à la région de se transformer en «foyer de tension». Le Roi a évoqué à ce sujet les «risques de balkanisation et les menaces du terrorisme international». La menace de la transformation des milliers de kilomètres du Sahara en plate-forme du terrorisme est réelle. Elle a été soulignée par le Pentagone et les services secrets français. Tout le monde en est conscient, y compris ceux qui vendent la cause du polisario. Il est curieux de constater que ce sujet a occupé une grande place dans le discours du président algérien A.Bouteflika. Il a demandé à redéfinir le terrorisme, comme si sa définition n’était pas assez claire. Il veut éviter les «amalgames» entre la lutte des peuples contre l’occupation et le terrorisme. Une chose est la lutte contre une occupation et autre chose est le trafic d’armes ou le territoire de non-droit volontairement cédé par Alger à une bande de mercenaires…
SM le Roi Mohammed VI a attiré l’attention de la communauté internationale sur les menaces de terrorisme international qui fermentent dans la région, par la faute d’un conflit artificiel. Il a aussi fait part de la disposition du Royaume à oeuvrer pour une solution politique «dans le cadre de la légalité internationale».
Un son de cloche semblable est venu de l’intervention du Premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, qui a affirmé : «l’Espagne appuie vigoureusement la recherche d’une solution politique juste, définitive et acceptée par toutes les parties» concernant le Sahara.
Par ailleurs, SM le Roi Mohammed VI a souligné la coopération du Royaume avec les Nations unies, en vue d’aider à trouver une solution aux différends qui déchirent le continent africain. C’est ainsi que le Maroc «se porte volontaire pour participer aux forces onusiennes de maintien de la paix, comme c’est le cas actuellement au Congo démocratique et en Côte d’Ivoire. De même qu’il se prête volontiers aux efforts visant la réconciliation et le règlement des différends, à l’image de l’action de médiation que nous avons engagée pour le règlement de la crise dans la région du Fleuve Mano», a indiqué le Roi. A ce sujet, il a exhorté la communauté internationale à appuyer les efforts du NEPAD et à initier «un traitement novateur, volontariste et généreux du problème de la dette» des pays africains.
Ce même engagement caractérise l’implication du Maroc «auprès de la communauté internationale pour la recherche d’une solution juste, globale et durable au conflit arabo-israélien dans le cadre de la légalité internationale et de façon qui garantisse le retrait d’Israël de tous les territoires arabes occupés et l’établissement d’un Etat palestinien indépendant et viable, avec, pour capitale, Al Qods Al Charif et vivant dans la paix et la concorde, côte à côte avec l’Etat d’Israël». En sa qualité de Président du Comité Al Qods, le Souverain a rappelé sa disposition à appuyer «tout effort positif qui favorise le retour de la paix et de la concorde dans cette région».
Non loin de la Palestine, l’Irak a également occupé une place dans l’intervention du Souverain qui a fait part de son souhait d’aider le gouvernement intérimaire pour «sortir de la mauvaise passe» où se trouve ce pays.
Le Roi a conclu son intervention par son engagement en faveur de la «réforme et de revitalisation de l’ONU et de ses organes, y compris le Conseil de sécurité, et leur assurer les moyens d’action adaptés aux nouveaux repères géopolitiques du 21e siècle». Il a rappelé que l’action diplomatique du Maroc concerne différents forums nationaux et internationaux. Une action digne de la situation géographique du Royaume et de l’aura du Souverain parmi la communauté internationale.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *