Vivre le politique au diapason du changement

L’année que nous quittons pourrait être qualifiée comme celle des congrès et des préparatifs pour la nouvelle conquête du pouvoir. De l’avis de l’ensemble des partenaires politiques et sociaux, il n’y a pas l’ombre d’un doute : le Maroc se doit de tourner une nouvelle page de son histoire et les prochaines élections constituent un véritable cheval de bataille pour tous ceux qui veulent accéder à la phase de modernité et de démocratie. L’alternance consensuelle a fait son temps. Mais la version « définitive » du nouveau champ politique, tarde à venir.
Au vu de ce qui s’est passé durant l’année 2001, plusieurs donnes portent à croire que le pays est en voie d’aller dans le sens du respect de la volonté populaire et du respect du verdict des urnes. Cela se manifeste dans la volonté de SM le Roi et dans l’annonce officielle de la tenue des prochaines élections à dix mois de leur date ; mais encore faut-il que les acteurs politiques procèdent à un check up et à une mise à niveau de leur cadre organisationnel.
Hormis, le RNI (Rassemblement national des Indépendants), dont le congrès, tenu au début de novembre, n’a pas connu de grands problèmes et s’est tenu, conformément aux prévisions de ses décideurs, les autres partis ont vécu des moments difficiles d’accouchement de leur direction. Cela s’est produit au niveau du PPS, lors de son congrès des 6-7 et 8 juillet, et avant le congrès du MNP en automne dernier.
Mais le congrès qui a focalisé le plus l’attraction des médias n’est autre que celui de l’USFP ( Union socialiste des Forces populaires) . D’abord, parce qu’il s’agit du parti du Premier ministre disposant de plus de postes au gouvernement et de « sièges » à la Chambre des représentants. Ensuite , par ce que, de par son histoire, l’USFP a toujours constitué pour les partis de la gauche une locomotive qui leur démontre le chemin de l’action et un thermomètre qui teste la température politique dans le pays . Enfin, pour un parti appartenant à l’Internationale socialiste et conduisant une expérience particulière dans le monde, il aurait été difficile de faire fi aux dispositions de son statut et de continuer à ajourner la date du congrès, après onze années de retard. Le 29 mars, alors ques les congressistes s’apprêtaient à inaugurer la séance d’ouverture, Mohamed Noubir Amaoui et plusieurs de ses amis se retirèrent des assises du congrès, rejoignant ainsi les rangs de « Fidélité à la démocratie », un groupe qui appelle à l’officialisation des courants au sein du parti.
Les 19, 20 et 21 octobre, le Congrès national unioniste termine ses travaux par l’élection à l’unanimité de Abdelmajid Bouzoubaâ, au poste de secrétaire général, annonçant ainsi la fin d’une période de coexistence des différentes sensibilités. Mais, jusqu’à présent, il n’arrive pas à rejoindre le bloc de la gauche radicale, constitué depuis le 11 février.

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