Vol au-dessus d’un mode de scrutin

À dix mois des élections, la fièvre du mode de scrutin s’est emparée des états-majors des partis politiques. Si du côté de la majorité, la température est plus perceptible que dans le camp de l’opposition, le débat est ouvert sur fond d’informations et contre-informations. L’histoire du système électoral et des partis oscille entre variables et constantes. Entre les formations politiques qui n’en finissent pas de défendre le scrutin par liste par exemple et celles qui passent d’un scrutin à l’autre sans coup férir, la chronique électorale est riche de rebondissements. Les partis formant la majorité ont pour la plupart dit leur préférence pour le scrutin par liste à la proportionnelle. Aussi bien l’Istiqlal que l’USFp se sont prononcés pour un tel scrutin. «Un scrutin par liste sur la base de la plus forte moyenne est la seule manière de générer une véritable carte politique et de dégager une vraie majorité», soutient-on dans le parti de Abbas Al Fassi. Au PPS, au PSD mais aussi à l’OADP, c’est la même tendance qui est âprement défendue : la proportionnelle sinon rien. Selon les observateurs, cette formule a l’avantage de favoriser les «petits» partis. Le PJD de Abdelkrim El Khatib a vite compris la leçon. Partis de la majorité, le Rassemblement National des Indépendants et le Mouvement National Populaire font pourtant bande à part en optant pour le maintien du scrutin uninominal à un tour. Même voix dissonante pour le parti du ministre de la santé, le Front des Forces Démocratiques, qui se prononce lui aussi en faveur d’un scrutin uninominal mais à deux tours. Quant au Wifaq enfin, sa voix s’est fait entendre à travers la position du Mouvement Populaire. M. Laenser en appelle en effet au maintien de l’actuel mode de scrutin.

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