Vol, violence et viol

Maâti est un jeune de Kh’chaycha, région de Taraste, commune d’Inzegzane, Agadir. Il est âgé de vingt-cinq ans. Tous les habitants le connaissent depuis son enfance. Il était un enfant sympathique, gentil et actif, que tous les voisins aimaient. Cependant, ses comportements ont été changés après avoir quitté l’école. Il n’a pas pu dépasser la phase primaire. Son calme et sa gentillesse se sont transformés aussitôt en une cruauté inimaginable au point qu’il est devenu insupportable aux yeux de ses voisins, voire ses parents. Ses mauvaises fréquentations lui ont permis de «se métamorphoser» en un clochard, vagabond, ivrogne, drogué et…voyou qui ne renonce pas une seconde à agresser les riverains et leur subtiliser leur argent, leur téléphone portable et leurs bijoux précieux. Ce qui est malheureux c’est qu’il n’hésitait pas à barrer le chemin à ses voisins du quartier. Peu importe pour lui que la victime soit son voisin ou un étranger. Ce qui lui importe c’est d’avoir de l’argent pour acheter une bouteille de l’eau-de-vie (Mahia) et quelques comprimés psychotropes. Pour cette raison, il a agressé Abdellah, Hamid, H’nia, Abderrahim, Bouchaïb, Samira, Fadma, Fatéma, Ghalia et autres. Il suffit qu’il boit quelques verres de l’eau-de-vie (Mahia) et avale quelques comprimés psychotropes pour se transformer en monstre qui ne craint personne. Mais personne n’a pu porter plainte contre lui jusqu’au jour où il a passé à l’inimaginable.     
Khadija est une femme de soixante-trois ans, mère de trois enfants. Elle était chez elle, ce soir du mois de mai, avec son fils, Abdelkader. C’était 21h quand une personne vient frapper à leur porte au point qu’ils ont sursauté de leurs places. Qui est-ce ? Demande Abdelkader qui vient d’ouvrir la porte. Aussitôt, il est resté bouche-bée, planté à sa place, regardant Maâti armé d’un couteau. Sans attendre la permission, ce dernier fit irruption en intimidant l’ordre à Abdelkader de s’écarter de son chemin. Ce dernier recule de quelques pas, craignant d’être poignardé. Maâti avance comme un chien enragé. Abdelkader tente de lui barrer le chemin. Seulement, il reçoit un coup de couteau à l’épaule. Il recule jusqu’à une chambre. Maâti verrouille la porte ne le laissant pas sortir. Il se tourne vers Khadija qui crie au secours, avance vers elle, la saisit par la main et lui met le couteau sur les côtes. Il la conduit vers une autre chambre.  Khadija continue de crier. Il lui administre quelques gifles et des coups de poings pour se taire. Maâti ne cesse de la menacer de la tuer si elle n’obtempère pas à ses désirs.  N’ayant pas le choix, Khadija enlève ses vêtements et s’allonge par terre. Maâti déboutonne son pantalon et commence à la violer sans pitié. Quand elle crie, il lui donne un coup violent au point qu’elle se contente de pleurer en silence.      Une fois son désir assouvi, il se rend vers le domicile de Omar. Lorsque ce dernier a ouvert la porte pour savoir ce qui se passe, Maâti rentre, couteau à la main et la menace de le tuer. Pour sauver sa peau, Omar entre dans sa chambre à coucher pour lui chercher un billet de 200 dh. Après avoir empoché l’argent, il se préparait à quitter les lieux lorsqu’il se retrouve face à face avec les éléments de la police judiciaire. Ils l’ont conduit au commissariat, puis devant le procureur général près la Cour d’appel, poursuivi pour viol, violence, coups et blessures.

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