Y aura-t-il un sommet de l’UMA ?

Y aura-t-il un sommet de l’UMA ?

C’est à travers des canaux médiatiques que l’Algérie tente d’exercer la pression sur le Maroc pour la tenue d’un sommet de l’Union du Maghreb arabe, pour les 23 et 24 décembre courant. Un congrès qui survient à quelques mois des élections présidentielles prévues pour le mois de mars prochain. Selon l’Agence de presse algérienne officielle, le 7ème sommet de l’UMA se tiendra les 23 et 24 décembre à Alger. Cette rencontre devra être précédée par une réunion des hauts fonctionnaires les 18 et 19 décembre, ensuite, le 20 décembre, par celle du comité de suivi, et , enfin, par le Conseil des ministres des pays concernés, le 21 décembre. Mais, du côté marocain et même tunisien, rien n’est encore annoncé dans ce sens. Le dernier sommet de l’UMA remonte à 1994. L’année dernière, un sommet a été prévu à Alger pour le 21 juin 2002, mais a été reporté sine die, quatre jours auparavant, en raison de l’obstination des autorités algériennes à porter atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc et à poursuivre leur politique de soutien aux séparatistes du polisario, et ce contrairement aux dispositions du statut de l’UMA qui insiste sur l’obligation d’une solidarité organique contre toute atteinte à l’intégrité territoriale des pays membres de cette entité. Le «gel» de l’UMA avait été demandé par le Maroc en 1995, pour protester contre ce soutien. A l’occasion du Sommet euroméditerranéen « 5+5 », qui s’est tenu les 5 et 6 décembre courant, SM le Roi a tenu à rappeler l’intérêt stratégique qu’accorde le royaume à l’édification de l’Union du Maghreb arabe en annonçant qu’il est impératif de dépasser les obstacles qui se dressent devant cet objectif, à travers un règlement pacifique négocié, consensuel et définitif du conflit artificiel créé autour de l’intégrité territoriale du Maroc. «Cette solution, a ajouté le Souverain, devrait en outre permettre aux populations de la région de gérer leurs propres affaires régionales, dans le cadre de la démocratie, de la stabilité et du développement intégré et épargner à la région le risque de devenir un foyer de tension et de conflit ». Mais, l’Algérie ne semble pas vouloir entendre cette vérité de la même oreille. En annonçant que «Ce qui est au Maghreb est au Maghreb et ce qui est à la communauté internationale est à la communauté internationale», le président algérien a voulu faire taire une question d’une importance vitale pour le Maroc ; et ce alors que le monde entier reconnaît l’attachement des Marocains à leur cause nationale. Mais, en dépit du silence qui entoure la tenue de ce sommet au niveau de la majorité des pays du Maghreb, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem avait déclaré à un moment donné que le sommet de l’UMA pourrait avoir lieu avant la fin de l’année 2003. Or, sur le terrain, rien n’indique qu’il y a de véritables préparations pour la tenue de ce sommet. Une éventualité qui pourrait se confirmer à la lumière de la composition de la délégation parlementaire, qui s’est rendue récemment à Alger et qui s’est distinguée par l’absence de députés appartenant à la Chambre des représentants.

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