Yoga du rire à Casablanca : Rire pour la bonne cause

Yoga du rire à Casablanca : Rire pour la bonne cause

«On ne rit pas parce qu’on est heureux. On est heureux parce qu’on rit!» est une phrase fétiche du Dr. Madan Kataria. On connaissait les pratiques du yoga… voici maintenant arrivé le yoga du rire. Le samedi 8 octobre au Tahiti Beach Club à Casablanca se déroulera une méga-séance de cette nouvelle tendance, l’occasion de s’initier à cette pratique pleine de surprise, en faveur du centre de Tillila en soutien aux femmes victimes de violences.. Tout d’abord, qu’est-ce-que le yoga du rire? Ce concept a vu le jour en 1995 par Madan Kataria, un docteur indien qui s’est intéressé de plus près aux bienfaits du rire, prônant désormais les vertus que peut avoir le rire sur notre physique et notre mental. L’idée a depuis fait le tour du monde et créé de nombreux adeptes à travers la planète. Concrètement, le yoga du rire c’est une série de mouvements de relaxation, de respiration profonde et d’exercices amusants visant la stimulation du rire. «Cela aide à nettoyer les blocages et les idées noires: on revient dans un état où le rire est spontané», explique Karim Lahlou, initiateur du projet et professeur de yoga. Face aux sceptiques, il explique: «Bien sûr au début ce n’est pas spontané, on va créer le rire, il n’y a pas de mal à ça ! C’est après qu’il devient spontané et naturel…». Selon lui, les bienfaits de cette pratique du rire sont multiples: ré-oxygénation du cerveau, sentiment positif et libérateur, sensation de bien-être grâce aux endorphines, les hormones du plaisir générées par le rire qui permettent d’atténuer temporairement la douleur, le stress et les angoisses. Mais aussi des vertus telles que l’antidépression, la prévention de maladies cardio-vasculaires, l’hypertension et plus étonnant encore, le renforcement du système immunitaire grâce à la stimulation des cellules du corps avec la respiration. «Depuis 5 ans, j’ai souvent développé la pratique du yoga dans les milieux difficiles, comme en prison ou dans des bidonvilles… Je voudrais aujourd’hui me concentrer sur un projet. Je connais l’équipe du centre depuis longtemps, mon choix s’est arrêté sur eux car ils sont très réceptifs à ce qu’on fait et qu’ils font un super job», explique M. Lahlou. Coûtant à hauteur de 100 ou 150 DH, avec la contribution de deux animatrices de yoga du rire, Nahed Rachad et Françoise Rousse, fondatrice de l’université du rire à Paris,  l’événement sera l’occasion pour l’association de récolter des fonds. «On attendait cet événement depuis longtemps, il fallait préparer quelque chose pour soutenir l’association. Le refuge doit en effet faire face à de nombreux obstacles de financement, le local mis à disposition est mal adapté, les moyens d’accompagnement pour les enfants restent insuffisants, la recherche de financement aussi…. Les dons récoltés grâce à l’organisation de la séance du yoga du rire permettront d’aménager un espace et acheter du matériel pédagogique pour les enfants, qui présentent de nombreux troubles en étant témoins ou eux-mêmes victimes de ces violences», déclare Mouna Chemmakh, directrice du centre. Un projet tout en sourire qui sera pour eux non seulement l’occasion de financer ce projet mais aussi de sensibiliser les gens à leur cause afin de, pourquoi pas, trouver des donateurs à même de les soutenir dans le futur. «A terme, notre souhait serait que le refuge devienne autonome financièrement afin de créer des activités économiques qui seront un tremplin de vie pour ces femmes», explique-t-elle. Malgré quelques réticences, M. Lahlou reste confiant, la séance du yoga du rire a trouvé un bon retentissement chez les gens soucieux de soutenir l’association ou encore les connaisseurs du yoga du rire. «L’idée est d’accueillir 250 à 300 personnes. Amener une action pour moi c’est important, cela crée une dynamique, c’est une ouverture du cœur qui s’opère», dévoile-t-il. Un optimisme que garde aussi Mouna Chemmakh. «C’est un grand soulagement pour moi et l’équipe et je reste optimiste : chaque sou que l’on pourra avoir servira à quelque chose», se confie-t-elle, avant de conclure : «J’espère qu’on touchera les gens».

  Charlotte Cortes

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