Zineb Fraiji : « Il faut une meilleure adéquation formation-emploi»

Zineb Fraiji : « Il faut une meilleure adéquation formation-emploi»

ALM : La vision de l’Anapec à l’horizon 2012 se veut stratégique et ambitieuse afin de répondre aux différentes attentes économiques et sociales. Quels sont ses axes prioritaires ?
Zineb Fraiji : Le plan de développement 2009-2012 tend à conforter et développer les acquis de l’Agence nationale afin qu’elle assume pleinement son rôle dans le développement économique et social. Ce nouveau  plan de développement sera basé sur cinq axes prioritaires qui sont :  l’amélioration de l’employabilité des chercheurs d’emploi pour faciliter leur insertion dans la vie active, la professionnalisation de l’accompagnement des employeurs et des investisseurs, le renforcement du dispositif de création d’entreprises, l’ouverture sur l’environnement pour accompagner les dynamiques régionales et sectorielles et la modernisation du  management, ainsi que la mobilisation des ressources humaines.

ALM : L’Anapec ambitionne d’initier une dynamique régionale, quelle est votre approche ?
C’est autour de l’analyse du marché de l’emploi et des compétences et l’identification de solutions permettant une meilleure adéquation formation-emploi que l’on peut atteindre cet objectif. Et si on prend comme exemple l’Oriental, l’Anapec compte renforcer sa présence à travers les sept agences locales (Oujda, Nador, Berkane, Saïdia, Jerrada, Taourirt et Bouarfa), ainsi que le développement des espaces emplois multiservices chez les partenaires. A cet effet, un ensemble d’actions sont réalisées ou en cours. Il s’agit de la conclusion de partenariats avec des opérateurs de la station balnéaire de Saïdia, ainsi que les opérateurs de formation de l’Institut hôtelier Saidia et l’Université Mohammed Ier. On vise aussi le renforcement des partenariats avec les fédérations et associations professionnelles à travers des conventions pour lancer l’étude prospective de la région. L’Anapec œuvrera aussi pour des partenariats actifs avec les régions, les collectivités locales, les Chambres professionnelles, les Agences régionales de développement économique et social, les CRI et  la société civile.

ALM : Et si on récapitule les actions réalisées par l’Anapec en chiffres, avez-vous atteint les objectifs
assignés ?
Comme tout projet d’envergure, il y a des satisfactions et des attentes à satisfaire. En terme de chiffres, le réseau de l’Agence a atteint à fin 2008 un nombre de 50 agences, et ce, suite aux nouvelles créations, sachant qu’il est prévu de couvrir l’ensemble des provinces et préfectures avant la fin du premier semestre 2009 pour atteindre 74 agences.
Le programme Idmaj a permis l’insertion de 120.076  chercheurs d’emploi de 2006 à 2008. Le programme Taehil, qui a démarré en janvier 2007, a permis d’identifier à la fin 2008, 25.000 opportunités de formation en vue d’une insertion. De son côté, le programme Moukawalati, après 18 mois de sa mise en œuvre effective, a formé plus de 6.000 porteurs de projets dont plus de 3.200 ont déposé leurs dossiers au niveau des banques. Environ 1.600 projets ont été agréés et environ 1 300 sont financés ou autofinancés.

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