Accord agricole avec l’UE : Statut avancé pour l’agriculture marocaine

Accord agricole avec l’UE : Statut avancé pour l’agriculture marocaine

Les relations entre le Maroc et l’Union européenne ont reçu un nouveau coup de pouce avec la signature de l’accord agricole en février dernier. L’accord a été très bien accueilli dans les deux rives de la Méditerranée en raison des perspectives nouvelles qu’il offre pour les deux partenaires. Au-delà de son caractère économique, l’accord porte une dimension politique et stratégique qui donne corps au Statut avancé accordé par l’Union européenne au Maroc en décembre 2008. Certes, il a fallu six longues années de pourparlers entre responsables marocains et européens pour que l’accord agricole entre le Royaume et l’Union européenne soit enfin adopté, mais les résultats ont été jugés très satisfaisants. En dépit des suspicions de certains lobbys européens, les négociateurs des deux parties l’ont voulu un accord gagnant-gagnant. Dans ce sens, les avantages contenus dans l’accord devraient avoir un effet immédiat sur les échanges entre le Maroc et les 27 Etats membres de l’UE. L’agriculture marocaine qui est engagée depuis plusieurs années dans un vaste programme de modernisation et de structuration baptisé Plan Maroc Vert est aujourd’hui mieux préparée pour répondre aux exigences et à la concurrence des membres de la communauté européenne.  Ainsi, l’accord permettra de doper les exportations en dehors des quotas et des limitations protectionnistes. Dans ce sens, l’accord a prévu de lever 55% des droits de douane sur les produits agricoles en provenance du Maroc au lieu de 33% avant son entrée en vigueur. La suppression des droits de douane aura un impact indéniable sur le volume global des exportations marocaines. Selon le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, les gains atteindront immédiatement 1 milliard de dirhams pour le Maroc. Pour leur part, les gains fiscaux avoisineront 285 MDH dès la première année de l’application. Cela veut dire que les agriculteurs marocains réaliseront 362 MDH d’économies en droits de douane. Ces mesures prévues par l’accord concernent la majorité des produits agricoles marocains qui pourront accéder librement au marché des pays membres de l’Union européenne. Bien évidemment, les exportations de certains produits augmenteront en volume. C’est le cas pour la tomate dont la quantité exportée bondira de 20.000 tonnes avant de passer à 32.000 tonnes dans quatre ans selon les termes de l’accord. De même, le volume exporté de la clémentine, autre produit-phare de l’agriculture marocaine, sera amélioré de 31.300 tonnes. D’autres produits comme l’ail ou encore la fraise ne seront pas en reste. Par ailleurs, l’accord consacre une partie aux exportations dans le domaine de la pêche maritime. Sur ce plan, les produis marocains pourront toujours accéder librement et sans aucune restriction au marché européen. L’UE exportera librement vers le marché national plusieurs produis comme le thon ou le hareng. Il faut préciser cependant que les négociateurs se sont mis d’accord sur une période de 10 ans pour les produis transformés comme  les conserves, farine et poudre de poisson. L’objectif est de préparer les filières concernées à la concurrence et éviter toute perte d’emploi. Enfin, l’accord renforce la coopération institutionnelle entre les deux parties signataires. Plusieurs secteurs sont concernés, notamment la sécurité sanitaire. Un soutien institutionnel européen est prévu pour aider au renforcement des structures de contrôle sanitaire, vétérinaire et végétal.

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