Bourse, les petits porteurs se passionnent

L’objectif de 100 sociétés cotées à l’horizon 2010 est à portée de main. C’est, du moins, ce que laisse entrevoir la performance réalisée en 2007. Dix sociétés ont fait leur introduction en Bourse durant cette année, portant ainsi le nombre des sociétés cotées à 73. Pour l’année 2008, il faut s’attendre, sinon à une montée en flèche, du moins à une belle récidive. C’est que le marché financier, – qui n’est toutefois pas une vieille tradition -, ouvre des horizons bien prometteurs de ce côté de la planète Bourse. Du côté des sociétés, les retombées escomptées de leur introduction en Bourse ne se limitent pas à leur dimension sonnante et trébuchante. En lieu et place d’une économie de rente, portée par des transactions jusqu’il y a peu floues, surgissent une nouvelle culture et un souci marqué du sceau de la transparence. Fini, la vieille époque où les transactions se faisaient «sous le manteau». Place, désormais, à la clarté. Maintenant, en ce qui concerne l’achat des actions, on assiste, chez nous, à une frénésie aux allures jusqu’ici inédites. L’achat des actions, de telle ou telle société, est sur toutes les lèvres. Ou presque. La tentation du gain facile et rapide est grande. Tout aussi grande que la promesse du retour en investissement, qui a dopé substantiellement les petites et moyennes bourses. Chez les ménages, petits ou grands, on ne jure déjà plus que par l’achat des actions. Un nouveau champ d’investissement se dessine, et les Marocains, toutes catégories sociales confondues, se prennent à rêver. C’est que la Bourse s’impose, – pour reprendre un cliché en vogue -, une nouvelle poule aux yeux d’or. Et vas-y que je te tartine mille et une histoires sur ces simples gens qui ont réussi à garnir leurs comptes bancaires, après un simple détour du côté de la Bourse de Casablanca. Curieusement, le sujet devient la «tasse de thé» de Monsieur-et-Mme-tout-le-monde. Une véritable «panacée» qui ne doit, toutefois, rien au hasard. Le Royaume est devenu, durant les huit dernières années, un grand chantier à ciel ouvert. Les pelleteuses tournent à plein régime, de jour comme de nuit. Autoroutes, chemins de fer, habitat social, ou villas de luxe, stations balnéaires, complexes hôteliers, création de nouvelles villes … Ce bouillonnement, qui gagne en ampleur, – au point de toucher toutes les villes du Royaume ou presque -, suscite un véritable engouement chez les investisseurs, Marocains ou étrangers. C’est là où il faut chercher, également, une explication à cette formidable ruée vers le marché financier national.

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