Croissance verte au Maroc

Croissance verte au Maroc

Désormais la préservation de l’environnement est une composante capitale dans la conception, la réalisation ou encore l’exploitation des projets. Faire du profit, générer de la valeur ajoutée, créer de l’emploi…c’est bien, mais c’est encore mieux en gardant un œil attentif sur notre environnement pour un développement durable conciliant l’écologique, l’économique et le social. Au cours de ces dix dernières années, le Maroc s’est engagé sur la voie d’une croissance verte en optant lui aussi pour un «green new deal» (GND). À travers le monde, le GND est conçu pour résoudre le dilemme suivant: procurer à tous des conditions de vie décentes sans atteindre les limites physiques de l’environnement.
Pour poser les jalons de cette nouvelle stratégie, trois programmes ont été initiés dans le cadre de la politique environnementale du Royaume. De prime abord, il y a le programme national d’assainissement liquide dont le coût global est estimé à 80 milliards de dirhams. L’objectif, à l’horizon 2030, est d’atteindre un niveau de raccordement global au réseau de 90% et arriver à traiter et réutiliser 100 % des eaux usées collectées. Ce programme national d’assainissement liquide consiste à la réhabilitation et l’extension des réseaux d’assainissement ainsi que la construction de stations d’épuration pour équiper 330 villes et centres ruraux.
Le deuxième programme dans la politique environnementale du Maroc concerne la gestion des déchets ménagers et assimilés pour un coût global de près de 40 milliards de dirhams. A l’horizon 2020, ce projet vise à assurer la collecte et le nettoiement des déchets pour atteindre un taux de collecte de 90% au lieu de 70% actuellement et de réhabiliter toutes les décharges existantes après fermeture.
Et enfin, le troisième programme veut relever le défi de la raréfaction de l’eau et du réchauffement climatique. Ainsi, cette stratégie dédiée  à l’eau vise la généralisation de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, la rationalisation des utilisations de l’eau dans tous les secteurs et tout particulièrement dans l’agriculture qui reçoit plus de 80%  des eaux disponibles et qui en gaspille 50%. En effet, le plan national d’économie  d’eau d’irrigation du Maroc permet  de pratiquer une irrigation avec des méthodes modernes avec l’irrigation par le goutte-à-goutte, la construction de bassins de rétention découplant les fonctions d’irrigation et de turbinage pour la production électrique. De même, le recyclage des eaux usées et leur réutilisation dans plusieurs usages comme l’arrosage, constituent autant de dispositions prises pour économiser l’eau.        
Le «green new deal» est également présent dans les objectifs de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) qui instaure une dynamique en faveur du développement humain en cohérence avec les Objectifs du millénaire qui donnent la part belle à la préservation de l’environnement.
Même souci de protection de la composante environnementale dans l’élaboration du Plan Maroc Vert qui vise à accompagner la profonde mutation que connaît le système agroalimentaire mondial tout en protégeant et développant nos ressources naturelles.

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