Dépollution : Les projets ambitieux de Veolia Environnement au Maroc

Dépollution : Les projets ambitieux de Veolia Environnement au Maroc

En matière de préservation de l’environnement, Veolia a entamé quatre projets ambitieux au Maroc. Au nord du pays, le groupe  travaille sur un système de dépollution de F’nideq et de Tamuda Bay. Pour un montant d’investissements global de l’ordre de 420 millions de dirhams, ce projet vise à obtenir et maintenir dans le temps une qualité des eaux de baignade conforme à la classe A de la norme marocaine. «Par sa partie liée à l’INDH, le projet vise également à améliorer directement et significativement les conditions de vie des habitants vivant dans les quartiers insalubres. Enfin, le niveau de traitement des eaux usées envisagé permettra la réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation des espaces verts de la zone touristique et donc la préservation de la ressource», explique-t-on à Veolia. Toujours au nord du Royaume, le groupe a initié un système de dépollution destiné à éliminer les rejets directs de Tétouan, M’diq et Martil. Le périmètre concerne environ 450.000 habitants. L’objectif final est de supprimer les rejets dans l’oued Martil et dans le marécage de Smir. Chose qui permettra de retrouver une qualité d’eau de baignade conforme aux normes sur les plages de Martil. Même souci de préservation de l’environnement à Tanger. Ainsi, un vaste projet de dépollution de la baie de cette ville a été engagé, dès 2002, par Amendis Tanger, filiale de Veolia Environnement Maroc, afin de réhabiliter les réseaux existants, traiter les eaux usées via une station de traitement et rejeter ces effluents via un émissaire marin au large du détroit de Gibraltar. Ce projet a pour objectif d’arrêter la pollution créée par le déversement, directement dans les oueds et la mer sans traitement, de la quasi-totalité des eaux usées, générées par Tanger, selon les responsables d’Amendis. «D’un coût global de 600 millions de dirhams, ce système de dépollution est évolutif et permettra d’accroître les performances d’épuration des effluents, tout en respectant les nouvelles normes environnementales et les besoins de réutilisation des eaux usées traitées», souligne-t-on de même source.
Présent également à Rabat, à travers sa filiale Redal, Veolia a lancé, en juin 2011, les travaux de construction d’une station de prétraitement dans le cadre du projet de dépollution du littoral atlantique et de la vallée du Bouregreg (voir encadré). «Après la réalisation de l’émissaire marin en 2009 et la construction de 6 stations de pompage, la nouvelle station de prétraitement de Rabat-Témara est un maillon important du système de dépollution, permettant de supprimer tous les rejets d’eaux usées directs», explique-t-on à Redal. En effet, ce système aura de nombreux impacts positifs sur la région et permettra de préserver l’environnement, de revaloriser et d’embellir les façades côtières et les oueds et d’améliorer la qualité des eaux de baignade, pour de meilleures conditions de vie des citoyens, pour la santé et l’hygiène publiques et l’activité touristique des régions concernées, selon la même source.
Depuis plus de dix ans au Maroc, Veolia n’a pas hésité à faire le bilan de ses réalisations. A Rabat, et en matière d’eau potable, le taux de desserte, est passé de 81,34% à 95,96% entre 2002 et  2011, soit une augmentation de presque 15 points, correspondant à environ 580.000 habitants branchés supplémentaires, selon Redal.
En matière d’assainissement, le taux de  desserte est passé  de 74,5% en 2002 à 89,82% en 2011, soit une augmentation de 15 points correspondant à environ 570.000 habitants supplémentaires. En ce qui concerne l’électricité, le taux de desserte a enregistré  une progression de 31,3 points, puisqu’il est passé de  67,53% en 2002 à 98,80% en 2011, ce qui représente une augmentation de la population desservie de presque  650.000 habitants supplémentaires. Redal explique cette forte progression du taux de desserte par la réalisation de travaux d’extensions, de renforcement de réseaux et d’accompagnement des opérations de restructuration de quartiers engagées par les collectivités locales.
Au nord, Amendis Tétouan a réalisé une performance exceptionnelle en améliorant le rendement du réseau de près de 50% dans la distribution d’eau potable. De 52,8% en 2002, il est passé à 78,1% en 2011, soit 25,4 points. «L’objectif contractuel est donc rempli et même largement dépassé. Cette performance a été rendue possible grâce à une lutte acharnée contre les fuites, et a permis de distribuer  5,4 millions de m3 en plus par an tout en réduisant les volumes introduits dans le réseau de 4 millions de m3», précise-t-on.
En matière d’électricité, le rendement des réseaux est passé de 90,9% en 2002 à 92,15% en 2011, soit une croissance de 1,3 point en dix ans. Cette performance est en ligne avec les objectifs contractuels, dans la mesure où le contrat prévoyait une amélioration de 1,4 point, selon la même source.
Même tendance positive chez Amendis Tanger. Ainsi et afin d’accompagner la croissance démographique de la ville et de sécuriser l’alimentation en eau potable sur son périmètre de gestion déléguée, Amendis Tanger a construit plusieurs réservoirs pour atteindre à fin 2011, 28 réservoirs. Entre 2002 et 2011, le taux de desserte de la population tangéroise en eau potable est passé de 72,75% à 93%, soit une augmentation correspondant à environ 340.000 habitants branchés supplémentaires, selon cette filiale tangéroise de Veolia.
«En matière de distribution d’eau potable, Amendis Tanger a réalisé une véritable performance en améliorant le rendement du réseau de près de 20%. Cette performance a été rendue possible notamment grâce à une lutte acharnée contre les fuites. Ainsi, les équipes d’Amendis détectent et réparent annuellement en moyenne 7.400 fuites, dont plus de 80% sont situées sur les branchements», indique-t-on à Amendis Tanger.
Pour le réseau d’électricité, cette filiale a eu pour objectif durant ces 10 ans de garantir les conditions de sécurité d’approvisionnement en électricité conformément aux standards internationaux. Aussi, la mise en service à fin 2012 du nouveau poste source Harrarine permettra d’améliorer davantage la réserve de sécurité pour l’exploitation du réseau, selon la même source. Ainsi, le taux de desserte d’électricité est passé de 79,13% en 2002 à 98,4% en 2011, ce qui représente une augmentation de la population desservie d’environ 345.000 habitants. Selon les responsables d’Amendis Tanger, l’augmentation du taux de desserte est le fruit de la réalisation de travaux d’extensions, de renforcement de réseaux et d’accompagnement des opérations de restructuration de quartiers engagées par les collectivités locales.

Une station de traitement des eaux usées de Rabat et Témara

Construite sur une superficie de 1,5 hectare, la nouvelle station de traitement des eaux usées de Rabat et Témara permettra, à terme, de traiter 6 m3/s des eaux usées en temps sec et 11m3/s au moment des pluies, soit un volume de 520.000 m3 par jour, et grâce à ses dégrilleurs (grossier et fin) et ses deux bassins de dessablage, de déshuilage et de dégraissage qui seront mis en service fin 2012, cet ouvrage permettra dès 2015 l’élimination de 11,2 tonnes par jour de corps solides transportés par les eaux usées résultant des agglomérations des villes de Rabat et Témara, selon Redal. La réalisation de cette importante infrastructure, dont  l’ordre de service a été notifié le 1er février 2011, comprend les travaux de génie civil, l’équipement, l’intégration paysagère, la maîtrise d’ouvrage et le bureau de contrôle et architecte.  La nouvelle station de traitement des eaux usées est un maillon important du système de dépollution que Redal est en train de réaliser afin de contrer la pollution du littoral atlantique et de la vallée du Bouregreg pour les agglomérations de Rabat, Salé, Témara, Harhoura et Ain Attiq, en permettant de supprimer tous les rejets d’eaux usées directs, selon la même source. Le budget d’investissement prévisionnel pour la réalisation de tout le système de dépollution du littoral atlantique et de la vallée du Bouregreg est de 1,83 milliard de dirhams, intégralement financé par Redal. Le budget alloué à la construction de la station de traitement est estimé à 123.000.000 dirhams.

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