Des mesures pour améliorer les services éducatifs

Les discussions entre les représentants de l’enseignement privé au Maroc et le gouvernement Jettou se poursuivent à propos de l’accord-cadre de l’enseignement privé. Selon Ben Ammour Abdelali, président de la Conférence des grandes écoles, membre du collectif représentant les associations des établissements de l’enseignement privé dans le  Royaume, les différents partenaires sont très proches d’un accord final. «Nous prévoyons le lancement d’un nouveau round de négociations début octobre prochain pour finaliser l’accord», précise-t-il.
Selon la même source, la signature de cet accord-cadre, dont les jalons ont été posés en 2003 pour mettre le privé en conformité avec les objectifs de la Charte nationale de l’éducation et de la formation (COSEF), serait imminente.
Les objectifs de cette Charte prévoient en fait une participation du secteur privé à hauteur de 20% à l’effort national de l’enseignement à l’horizon 2010, contre près de 5% aujourd’hui.  Pour aboutir à cette réalisation, les opérateurs privés suggèrent plusieurs actions destinées à étendre l’offre. L’une de ces actions concerne la défiscalisation de l’investissement.
Les professionnels du secteur demandent la mise en place d’un système fiscal approprié et incitatif en faveur des établissements privés pour les encourager à investir. Ainsi, les professionnels demandent une réduction de 50% sur les prélèvements de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Idem pour l’impôt général sur le revenu (IGR) pour une période de vingt ans.  Parmi les points saillants de ce texte, on note également une proposition de financement tripartite. Il s’agit d’un projet impliquant l’Etat, les banques et les opérateurs.
Autre point soulevé par les professionnels privés, l’octroi de subventions aux établissements privés qualifiés, au niveau de l’éducation préscolaire, en fonction des effectifs des enfants scolarisés et sur la base du respect de normes et de charges précises. Rappelons que cinq départements gouvernementaux sont partenaires dans cet accord-cadre. Il s’agit du ministère des Finances et de la Privatisation, du ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, du ministère de l’Intérieur, du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et du ministère de l’Habitat. Par ailleurs, dans le cadre de la réforme éducative en cours, le secteur de l’enseignement privé s’est vu représenter au sein du Conseil supérieur de l’enseignement, dont la création a été annoncée jeudi dernier par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Ainsi, sur les 112 membres du Conseil, trois représentent les organisations les plus représentatives des établissements de l’enseignement privé. Cette instance supérieure jouera le rôle d’observatoire et constituera une force de proposition en ce qui concerne les questions d’éducation et de formation au Maroc. Ses membres auront pour mission de proposer des solutions efficientes aux problèmes qui ralentissent le développement de l’enseignement au Royaume.

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