Emploi : La lutte contre le chômage des jeunes, le plus grand défi à relever

Emploi : La lutte contre le chômage des jeunes, le plus grand défi à relever

Au Maroc, deux chômeurs sur trois est un jeune âgé entre 15 et 29 ans et un sur quatre est un diplômé de niveau supérieur (26,2%). La lutte contre le fléau du chômage des jeunes est inscrite parmi les priorités du pays. D’ailleurs, la nouvelle Constitution cite l’emploi parmi les droits auxquels l’Etat, les établissements publics et les collectivités territoriales doivent faciliter l’égal accès aux citoyennes et aux citoyens. Après donc la santé, la protection sociale, l’éducation, la formation professionnelle, le logement décent, on trouve le travail et l’appui des pouvoirs publics en matière de recherche d’emploi ou d’auto-emploi.
Dans ses divers discours et initiatives, le Souverain multiplie les actions pour la promotion de l’emploi. «De même, l’élargissement du domaine des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, énoncé dans la nouvelle Constitution, implique le devoir de persister à relever le plus grand de tous les défis, à savoir la lutte contre le chômage, la pauvreté, la précarité et l’analphabétisme», avait indiqué SM le Roi Mohammed VI dans un discours à la nation à l’occasion de la fête du Trône le 30 juillet 2011 à Tanger.
Et d’ajouter : «Il faudra, donc, lancer, à cet effet, une nouvelle génération de réformes profondes, propres à faciliter pour chaque citoyen les conditions d’accès à ce qui fait l’essence des droits précités, en l’occurrence un enseignement utile, un emploi productif, une couverture médicale efficiente, un logement décent et un environnement sain, outre un développement humain, assuré notamment à travers la poursuite de la réalisation optimale des programmes de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH)».
Les dernières statistiques du Haut-Commissariat au Plan (HCP) révèlent que la population active en chômage a régressé de 6,5% au niveau national passant de 1.015.000 au deuxième trimestre de l’année 2011 à 949.000 chômeurs au même trimestre de l’année 2012, soit 66.000 chômeurs en moins avec 57.000 en milieu urbain et 9.000 en milieu rural.
En conséquence, le taux de chômage est passé de 8,7 à 8,1%, entre les deux périodes.
Selon le milieu de résidence, il est passé de 13,5 à 12,3% en milieu urbain et de 3,6 à 3,5% en milieu  rural. Les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées en milieu urbain notamment parmi les femmes (-1,9 point) et  les adultes âgés de 35 à 44 ans (-1,6 point), selon toujours le HCP. Concernant le profil de la population active en chômage, quatre chômeurs sur cinq (80%) sont des citadins, un sur deux (55%) est primo-demandeur d’emploi et près de deux sur trois (67,1%) chôment depuis plus d’une année. Par ailleurs, 25,6% des chômeurs se sont retrouvés dans cette situation suite à l’arrêt de l’activité de leur établissement ou au licenciement, 21,4% suite à l’obtention d’un diplôme et 18,2% suite à l’arrêt des études sans obtenir de diplôme.
C’est donc pour lutter contre ce fléau que SM le Roi Mohammed VI a initié une politique de proximité basée sur la formation-qualification. Une démarche qui œuvre pour la mise en place d’un vaste réseau de centres et d’établissements de proximité pour accompagner les jeunes dans leur quête de perfectionnement et d’intégration professionnelle. Cette politique est menée notamment par la Fondation Mohammed V pour la solidarité. Cette dernière a développé depuis 2005 une nouvelle approche conçue sous forme de programmes intégrés axés  sur le renforcement des capacités propres des jeunes à entreprendre leur insertion socioprofessionnelle. Projet après projet, cette approche a confirmé sur le terrain le rôle déterminant de la formation qualifiante dans l’atteinte des objectifs de l’insertion des jeunes et a constitué un apport majeur en matière de soutien aux jeunes d’une manière générale, explique-t-on à la Fondation. Rien qu’à Casablanca, il y a 14 complexes socioculturels pour l’intégration des jeunes dont la réalisation a nécessité près de 56 millions de dirhams. Ce qui reflète l’extrême importance qu’accorde la Fondation Mohammed V pour la solidarité aux jeunes.

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