Fin de la campagne pour la présidentielle

Quelque 4,9 millions d’électeurs, sur une population totale de près de 11 millions, sont appelés dimanche aux urnes pour réélire le président sortant Abdoulaye Wade ou lui choisir un successeur.

La campagne électorale, lancée le 4 février, s’est déroulée dans le calme à l’exception de violents heurts mercredi à Dakar entre les talibé (disciples) d’un influent marabout mouride, favorable à Me Wade, et des partisans de M. Seck, qui ont fait une dizaine de blessés et plusieurs voitures détruites.

En l’absence des sondages, interdits au Sénégal, les observateurs prédisent une partie serrée entre le président sortant et ses trois principaux adversaires: le premier secrétaire du parti socialiste Ousmane Tanor Dieng, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, ancien bras droit de M. Wade et son directeur de campagne pour la présidentielle de 2000, et le leader de l’Alliance des forces du progrès (AFP), l’ancien Premier ministre Moustapha Niasse.

Si aucun candidat n’arrive à recueillir la majorité des voix au premier tour, un second tour sera organisé le 18 mars prochain.

A la veille de cette élection, le ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, a assuré que "toutes" les conditions sont réunies pour l’organisation d’une élection "libre et transparente".

Le président sortant a affirmé, de son côté, qu’il ferait "respecter l’ordre" pendant et après l’élection présidentielle de dimanche et menacé de traduire en justice les fauteurs de troubles.
"Je ferai respecter l’ordre par les moyens que me donne la Constitution", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse vendredi avant la clôture de la campagne électorale.

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