Formation à l étranger : Plus de 32.482 étudiants marocains en France

Formation à l étranger : Plus de 32.482 étudiants marocains en France

Les Marocains arrivent en tête des étudiants étrangers à avoir choisi la France pour y poursuivre leurs études. En 2012, le nombre d’étudiants marocains a atteint 32.482, soit 11,3% du total des étudiants étrangers en France, devant les étudiants chinois (10,3%) et les Algériens (8,3%). Les Marocains sont aussi «parmi les premiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles, avec un excellent taux de réussite. C’est vraiment remarquable dans ce domaine», avait affirmé Jean-Luc Nahel, conseiller pour les relations internationales à la Conférence des présidents d’universités françaises (CPU), à la veille de l’élaboration d’un document préparatoire au débat au parlement et au sénat de l’immigration professionnelle et étudiante en France qui a eu lieu du 16 au 24 avril 2013. La CPU est une association qui regroupe 77 universités, 3 universités technologiques, 2 instituts nationaux polytechniques, 3 Ecoles normales supérieures, 2 instituts nationaux des sciences appliquées, 1 Ecole centrale, 4 écoles françaises à l’étranger, 15 grands établissements (CNAM, Observatoire de Paris, Inalco,…) et 21 pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES). «La même chose est constatée au niveau des autres disciplines. Que ce soit en droit, en économie, en sciences ou en biologie, etc,. les résultats sont excellents. Ce sont des étudiants qui ont un très bon niveau, notamment en mathématiques», a poursuivi Eric Piozin, adjoint à la directrice générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle au ministère français de l’enseignement supérieur.
Au Sénat français, le débat sur l’immigration professionnelle et étudiante a été particulièrement animé.
«Le nombre d’étudiants dans le monde a doublé en quinze ans et il doublera encore d’ici 2020. Les accueillir n’est pas un acte de générosité mais un levier stratégique, un acte de réalisme pour assurer à la France, d’ici vingt ou trente ans, une place centrale dans la circulation des savoirs et de la recherche. 41% des doctorants sont de nationalité étrangère, mais nous perdons du terrain ; l’Allemagne nous dépasse. Pour tenir notre rang, il faut une approche quantitative mais aussi et surtout qualitative», a précisé Manuel Valls, ministre français de l’intérieur.
«Il faut repenser le dispositif de sélection, tenir un discours clair : on vient en France pour réussir, un redoublement par cycle est suffisant. Parce que nous voulons attirer les meilleurs, il faut mieux les accueillir, limiter les démarches inutiles, améliorer les bourses, accompagner aussi les universités. Faire contribuer les étudiants étrangers ? Il faudra en débattre. Nous devons clarifier dans la loi quels étudiants peuvent changer de statut sans que puisse leur être opposée la situation de l’emploi. La fermeté, ce n’est pas la fermeture. Notre droit doit savoir distinguer. Il faut maîtriser les flux migratoires mais être une destination de choix dans la mobilité de l’excellence», a ajouté M. Valls. Malgré tous ces handicaps, la France reste une destination de choix pour les étudiants. Dans une étude menée par Campus France, l’agence nationale pour la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger, sur les étudiants internationaux (voir tableau N°1), l’on apprend que ces derniers sont le plus souvent issus de la sphère traditionnelle d’influence de la France. On remarque aussi que le nombre d’étudiants d’Afrique subsaharienne évolue peu et que celui du Maghreb baisse (Algérie et Maroc), le nombre des Asiatiques est, quant à lui, en nette augmentation.

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