Habitat social : la cadence est maintenue

Habitat social : la cadence est maintenue

En matière d’habitat social, un objectif de 100.000 unités de logement par an est fixé. Un pari qui a été tenu haut la main pour l’année 2005. Cette cadence sera d’ailleurs maintenue durant les trois années à venir, compte tenu de l’importance des chantiers actuellement ouverts. Le département de Toufiq Hjira compte même relever le défi de rattraper le déficit cumulé en matière de logements en milieux urbain et rural en passant, à moyen terme, au rythme annuel de 150.000 logements sociaux.
Par ailleurs, l’objectif affiché par tous est une réduction des prix des logements sociaux. Au début, un logement social pouvait être acquis à 200.000 dirhams, ce qui était loin d’être à la portée des couches sociales défavorisées, celles justement auxquelles ces logements sont destinés. Il fallait coûte que coûte arriver à mettre sur le marché un produit viable, agréable, mais à des prix beaucoup moins chers. Chose qui est largement envisageable. Les professionnels de l’immobilier et de l’habitat estiment qu’il est, en effet, possible de réduire les coûts d’équipement et de construction des logements sociaux, sans que la qualité ne soit pour autant «entamée». Construire des habitations destinées aux ménages à revenu limité, à moins de 120.000 dirhams l’unité, est ainsi tout à fait possible. Encore faut-il que l’adhésion du secteur privé soit acquise.
Pour encourager l’implication du privé dans ce secteur, l’Etat n’a pas hésité à prendre de nombreuses mesures visant l’exonération de taxes. Les promoteurs immobiliers, en ce qui concerne l’ensemble de leurs actes liés à la production de logements sociaux, sont ainsi exonérés d’impôts, taxes ou redevances et autres contributions destinées aux collectivités locales. Bénéficiant de ces avantages fiscaux, les promoteurs immobiliers se trouvent cependant face à un autre obstacle : celui du foncier. Pour dépasser cet obstacle, et dans le cadre des nombreuses conventions et contrats-programmes signés avec le département de l’Habitat, plusieurs lots de terrain ont ainsi été mis à la disposition des promoteurs immobiliers afin de les encourager à construire des habitats sociaux. Ce sont pas moins de 36 lots parfaitement viabilisés, destinés à l’habitat collectif qui ont été mis en jeu dans les villes de Salé, Témara, Larache, Tetouan, etc. Les lots proviennent des terrains débloqués par l’Etat en 2003 (3 400 hectares) et de la mise à contribution des terres domaniales et des terres collectives. Les cessions des différents lots aux entreprises de promotion immobilière se feront de manière préférentielle. Plusieurs départements sont concernés, en particulier le ministère des Finances et celui de l’Habitat. Les prix de ces logements seront plafonnés à 120.000 dirhams.
L’année 2006 s’annonce ainsi bien pour les habitants des bidonvilles. En effet, la question du logement continue à être l’une des principales préoccupations du gouvernement. Elle en est même la plus importante. Le programme national de lutte contre l’habitat insalubre, « Villes sans bidonvilles », lancé à travers le Royaume en juillet 2004, avance à grande vitesse : toutes les potentialités humaines et matérielles sont mobilisées, et ce en collaboration avec les collectivités locales, les Agences urbaines, les opérateurs économiques et les acteurs sociaux.
L’importance des chantiers engagés en matière d’habitat, par l’Etat mais aussi et surtout par le secteur privé, montre que l’objectif des 100.000 unités de logement par année est réalisable. Il faut noter, par ailleurs, que l’essentiel de cette offre de logements est concentrée sur les deux villes nouvelles, Tamansourt et Tamesna. Pour la première agglomération, le rythme des travaux s’accélère et les premières livraisons seront effectuées à partir du second semestre 2006.

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