Infrastructures : Un immense chantier à ciel ouvert

Infrastructures : Un immense chantier à ciel ouvert

Autoroutes, grands stades, port Tanger-Med, TGV… Jamais auparavant le Royaume n’a montré une frénésie aussi ambitieuse pour ses infrastructures. Le Maroc est devenu au cours des dix dernières années un immense chantier à ciel ouvert où de grands projets d’infrastructures voient le jour et contribuent à faire du Maroc un pays moderne capable de relever les défis géo-stratégiques et socio-économiques. Le plus brillant et récent de ces chantiers est bel et bien la ligne de train à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca. Un projet mis sur les rails, le 29 septembre 2011, dans la ville du détroit, avec le coup d’envoi des travaux donné par SM le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid, et l’ex-président français Nicolas Sarkozy et SAR le Prince Megrin Ben Abdulaziz Al Saoud.
La LGV, dont la mise en service est prévue pour décembre 2015, comprendra une ligne nouvelle Tanger-Kénitra de 200 km conçue pour une vitesse maximale de 350 km/h et exploitée à une vitesse commerciale de 320 km/h. Elle permettra de faire Tanger-Rabat en 1h20 au lieu de 3h45 et Tanger-Casablanca en 2h10 au lieu de 4h45. Cette LGV n’est que la première étape du schéma directeur des lignes à grande vitesse établi en 2006 et prévoyant la construction de 1.500 km de lignes nouvelles comprenant l’axe atlantique «Tanger-Casablanca-Marrakech-Agadir» et l’axe maghrébin «Rabat-Fès-Oujda».
La réalisation de la LGV Tanger-Casablanca nécessitera un budget de 1,8 milliard d’euros.
Cette enveloppe est répartie entre l’Etat marocain avec 414 millions d’euros, le Fonds Hassan II pour le développement économique et social avec 86 millions d’euros, la France avec 920 millions d’euros, le Fonds saoudien pour le développement avec 144 millions d’euros, le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe avec 100 millions d’euros, le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement avec 70 millions d’euros et le Fonds arabe pour le développement économique et social avec 66 millions d’euros.
Toujours à Tanger, mais cette fois-ci dans la commune rurale de Melloussa, l’événement incontestable de cette année n’est autre que l’inauguration, en février dernier, de l’usine Renault-Nissan Tanger, qui a mobilisé des investissements de 1,1 milliard d’euros.
Cette usine, réalisée sur un terrain de 280 hectares, fait partie intégrante d’un ensemble de projets structurants, notamment le port Tanger Med, destinés à accompagner le développement économique de la région Nord du Royaume. L’Oriental n’est pas en reste. Une nouvelle dynamique a été insufflée à cette région avec la mise en service, il y a tout juste un an, de l’autoroute Fès-Oujda.
Désormais, il suffit de moins de 4h30 pour parcourir le trajet Rabat-Oujda au lieu de 7h.
Dans la même vision, deux projets structurants destinés au développement du secteur de la logistique dans la région du Grand Casablanca ont été lancés en avril dernier. Il s’agit de la réalisation d’une connexion routière entre le port de Casablanca et la zone d’activités logistiques de Zenata à Mohammedia ainsi que l’aménagement d’une zone logistique MITA-Casablanca. Le tout pour une enveloppe budgétaire de 1,3 milliard de dirhams. Tous ces projets, et bien d’autres, ont été initiés dans le cadre d’une vision stratégique prônant une approche de développement globales.

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