Larbi Bencheikh : «Un taux d insertion qui varie entre 75 et 100%»

Larbi Bencheikh : «Un taux d insertion qui varie entre 75 et 100%»

ALM : Que prévoit l’OFPPT pour la rentrée 2012-2013?
Larbi Bencheikh : Pour la rentrée prochaine, nous avons programmé l’accueil de 310.000 stagiaires. Conformément au planning de concrétisation du Plan de développement à l’horizon 2016 visant la formation d’un million de jeunes, ces effectifs sont en hausse de 11% par rapport à la rentrée 2011-2012. Pour y parvenir, nous avons dimensionné notre offre pour cette année en fonction des besoins générés par les différents programmes nationaux que ce soit les secteurs liés au Pacte national pour l’émergence industrielle (automobile, agroalimentaire, électronique, aéronautique, textile/cuir, offshoring), le BTP, le tourisme, la Stratégie logistique, le transport, ….  

Quels sont les métiers qui attirent le plus les jeunes Marocains?
Comme je viens de le rappeler, l’offre de formation découle de l’approche stratégique adoptée par l’OFPPT et visant l’accompagnement des grands projets économiques et sociaux et ce sont justement ces secteurs en pleine croissance qui attirent le plus les jeunes, eu égard aux perspectives d’emplois qu’ils induisent. Pour certaines filières, les taux enregistrés dépassent les 10 demandes pour une place. C’est le cas notamment de certaines filières du tertiaire, les TIC, le BTP, le transport l’audiovisuel… De façon globale, on assiste à des taux de 4 demandes par place offerte. Pour la campagne actuellement en cours, nous projetons 430.000 candidats attendus, contre 172.000 seulement en 2002.

Le plan de développement de l’OFPPT à l’horizon 2016 vise la formation d’un million de jeunes. Où en êtes-vous?
Je voudrais rappeler qu’au cours de la dernière décennie l’OFPPT a doté le Maroc de près de 800.000 jeunes formés et a répondu ainsi, et de manière efficiente, aux sollicitations des opérateurs économiques et des jeunes à la recherche de qualifications. Afin de maintenir cette cadence, l’OFPPT s’est engagé, en 2010, dans un Plan de développement portant sur la formation d’un million de jeunes à l’horizon 2016 avec un rythme de croissance de 12% annuellement
Il ne s’agit pas d’une augmentation purement numérique mais d’une réponse planifiée et concertée par l’ensemble des partenaires, qui anticipe les besoins actuels et futurs de l’économie en ressources et accroît l’employabilité des jeunes. Ce plan est mis en œuvre depuis la rentrée 2010-2011. La rentrée 2012-2013 en constituera la 3ème phase avec 310.000 stagiaires. Dans le cadre du renforcement de l’offre de formation, 20 établissements vont démarrer lors de la rentrée 2012-2013.

Que faites-vous pour adopter vos offres en formations avec le marché du travail?
Effectivement, 20 établissements de formation vont démarrer, ce qui portera le réseau de l’OFPPT à 327. Ces établissements couvrent les différents secteurs économiques, avec une ouverture sur de nouveaux métiers. Il s’agit notamment de l’Institut spécialisé dans les métiers de l’aéronautique et de la logistique aéroportuaire à Casablanca, l’Ecole de formation aux métiers de bâtiment et des travaux publics de Settat,l’Institut de formation dans les métiers du transport de et la logistique de Taourirt, l’Institut national du cheval Moulay Al Hassan Dar Essalam à Rabat, sans oublier le Complexe de formation aux techniques agricoles Bouknadel, le Complexe de formation de Figuig, et les deux établissements BTP (Marrakech, Zaio), créés avec la Fondation Mohammed V pour la solidarité. Je n’oublie pas de mentionner la création de centres dans les villes qui en étaient dépourvues telles que Zagora, Sidi Ifni, Tamansourt, Tamesna, … Ce déploiement territorial rentre dans le cadre du renforcement de la formation de proximité, un axe essentiel de notre Plan de développement. Je tiens également à rappeler que ces créations sont basées sur les projections en ressources humaines réalisées par l’OFPPT, les différents départements ministériels, les fédérations et associations professionnelles…. et permettront à la fois de satisfaire les besoins de l’entreprise et de garantir l’adéquation formation-emploi et l’insertion de nos lauréats.

Les effectifs en formation ont atteint 224.000 stagiaires en 2010-2011, en hausse de 13,6% par rapport à l’exercice précédent. Avez-vous un système de suivi des lauréats sur le marché du travail?
Il s’agit d’un processus qui débute en amont de la formation: toute filière mise en place doit répondre à un besoin du marché de l’emploi actuel ou futur, afin de garantir l’adéquation formation-emploi. Notre offre de formation est donc basée sur les différentes études sur les besoins en ressources humaines réalisées par les départements ministériels et sur les recommandations stratégiques des différents programmes nationaux, comme je l’ai déclaré précédemment. Cette adaptation implique la réingénierie permanente des programmes de formation à travers la création ou la suppression de filières, la mise en place de nouveaux contenus, conforme à l’évolution des techniques et des métiers, la formation et le perfectionnement des formateurs, le renouvellement de l’équipement… Nous tenons également à l’implication des professionnels dans ce processus, afin de renforcer davantage cette adéquation et garantir l’employabilité de nos lauréats. En aval de la formation, nous procédons à une enquête annuelle qui mesure l’insertion des lauréats et permet d’apporter les correctifs nécessaires. Les résultats sont très satisfaisants: la dernière enquête réalisée a fait ressortir un taux d’insertion qui varie entre 75 et 100%, selon les filières et les secteurs d’activités.

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