Le crédit immobilier facilite l’accès à la propriété

Le crédit immobilier facilite l’accès à la propriété

L’immobilier est le principal motif d’endettement des ménages. L’enquête annuelle  de la banque centrale relative à l’année 2007 dont l’objet est d’étudier le secteur de l’immobilier, met ce constat en tête de ses commentaires. Par ailleurs, ce sont les zones de Casablanca et de Rabat qui polarisent la plus grande masse de crédits immobiliers souscrits, qu’ils soient destinés à la construction, l’acquisition ou l’aménagement de logements. Cependant, quoi que ces deux zones polarisent près de 64% de l’encours global, ce pourcentage demeure en deçà de celui relevé en 2006 (70%). «La raison première de cette différence c’est qu’il n’y a plus de réserve foncière, notamment à Rabat. Pour ce qui est de Casablanca, la réserve foncière se fait rare pour les sites dédiés aux programmes de l’Habitat bon marché (HBM)», avait indiqué Nour-Eddine Charkani Hassani, président de directoire de Wafa Immobilier, filiale d’Attijariwafa bank spécialisée dans l’immobilier.
Pour ce qui est des conditions d’octroi des crédits immobiliers, ladite enquête met en avant que la politique menée en la matière a été maintenue par les organismes de crédit. Notons que les crédits à taux variables ont constitué la majorité par rapport aux taux fixes. En ce sens que 49% du volume total des nouveaux crédits sont à taux variable, contre 43% en 2006. Cela traduit le fait que les ménages préfèrent faire confiance à la fluctuation du marché, espérant gagner sur le volet des taux ce qui a peut-être été absorbé par la cherté des prix d’acquisition. «Il s’agit d’un bon ratio. Il faut savoir qu’en Europe, et avant la crise des subprimes, 90% des crédits immobiliers étaient à taux variable. Pour ce qui est du taux fixe, il est principalement tiré vers le haut par les conventions signés par les banques avec les diverses administrations publiques et entreprises, mais aussi par les types de prêts consentis dans le cadre des programmes subventionnés par l’Etat», avait ajouté Charkani Hassani.
Par ailleurs, et globalement, les taux d’intérêt ont continué à creuser vers la baisse, faisant état d’une détente notable durant l’année 2007. Effectivement, 44% des crédits ont été accordés à des taux d’intérêt inférieurs à 6% contre 15% à fin 2006 seulement. 21% des crédits ont un taux d’intérêt supérieur à 8% contre 29% en 2006.
Toujours sous le coup de la cherté des prix, et du niveau de la vie également, les clients en 2007 ont été plus enclins à opter pour les longues durées, ce qui leur permet d’avoir à rembourser des échéances moins volumineuses.  Sur ce point, les durées les plus sollicitées ont été celles qui dépassent les 20 ans, ce qui rend cette catégorie dominante avec 39% des parts dans la masse globale des crédits accordés, contre 25% à fin 2006. Néanmoins, la part des crédits à l’habitat dont la durée initiale est comprise entre 10 et 20 ans a été réduite de 9 points à 47%. Par ailleurs, et en moyenne, la durée initiale des crédits à l’habitat a atteint 18 ans contre 15,8 à fin  2006. Enfin, pour ce qui est des créances en souffrance sur les crédits à l’habitat en 2007, ils ont affiché un taux de  5%, en baisse par rapport à 2006. «Cette baisse est attribuable notamment au rajeunissement du stock de crédits et au recouvrement des crédits facilités par la valorisation des actifs», explique la banque centrale.
Rappelons que le rapport de Bank Al-Maghrib relatif à la politique monétaire  au terme du troisième trimestre de l’année 2007, dans lequel l’intitution faisait l’analyse structurelle des crédits à l’immobilier, notait le dynamisme enregistré par la clientèle MRE depuis 2006.
Cette catégorie de clientèle, d’ailleurs, fait également preuve d’un certain engouement pour les actifs immobiliers. Néanmoins, la banque centrale attirait l’attention sur le fait que cette forte demande enregistrée par les MRE pouvait déteindre sur les placements, en ce sens qu’elle a «comme corollaire le net recul de leur contribution à la croissance des placements rémunérés auprès des banques», notait cette source.

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