Le secteur de la carrosserie sur la bonne voie

Le secteur de la carrosserie sur la bonne voie

ALM : Comment se porte le secteur de la carrosserie actuellement ?
Ahmed Laâraïchi : C’est un secteur qui s’est beaucoup développé avec une multiplicité d’opérateurs agissant à divers degrés selon le volume de leurs structures respectives. Ce développement est mieux canalisé depuis le début de l’année 2005 grâce, entre autres, aux formalités imposées par le ministère du Transport et des normes qui ont mis plus d’ordre dans le secteur au niveau de la qualité et notamment sur le plan du design.
De grands efforts ont été fournis pour lutter contre la filière informelle à l’origine de beaucoup de dégâts. Désormais, le fabricant est obligé de fournir un certificat aux constructeurs. Il faut toutefois que ces normes et règles soient généralisées et respectées par tous les carrossiers.
Une association ou fédération aidera à mieux structurer le secteur. C’est d’ailleurs une demande qui émane du ministère du Transport soucieux d’une bonne marche de ce secteur vital. Imaginez, par exemple, le cas où se détacherait la portière d’un camion roulant à 80 kilomètres sur une autoroute très fréquentée !

Qu’en est-il de Mustang ?
On peut dire qu’on est quatrième sur le marché national après trois ans d’existence. Mon expérience personnelle y a été pour beaucoup et surtout mon passage au service Après-vente chez Renault.
On produit actuellement 12 camions par mois et notamment via notre usine de Dar Bouâazza. Nous embauchons une trentaine de personnes employées de manière permanente et en total respect de la législation nationale du travail. Il nous arrive aussi de recourir à de la main-d’œuvre temporaire quand le besoin s’en ressent. On fait aussi dans le service Après-vente et la réparation. Là, pour 2006, on est en train de préparer la certification ISO 9001.

Qu’en est-il de vos projets d’avenir ?
Mustang se prépare pour la fabrication de bâtiments modulaires isothermes avec climatisation pour bureaux, salles de chantiers et écoles rurales.
Des études de faisabilité ont déjà été confiées par nous à des cabinets spécialisés. On va lancer également la construction de chambres froides mobiles pour les besoins du commerce, des laboratoires… Cela peut rendre un grand service, par exemple, lors des campagnes de vaccination à travers une conservation optimale des vaccins et produits sanitaires.
Et même pour l’organisation des fêtes avec la conservation des aliments et des boissons dans les régions éloignées.
Grâce à nos prestations, une fête comme il se doit en plein désert ne relève plus du miracle. Notre activité et notre savoir-faire dans les métiers du froid et de la climatisation nous facilitent largement la tâche.

Quels sont vos clients de référence ?
D’abord la Lydec qui a recours à nos prestations pour les véhicules d’intervention, d’assainissement et de contrôle des fuites, mais aussi Sothema, grande société pharmaceutique de la place et Avis.
Cette dernière société s’est lancée dernièrement dans la location longue durée des camions.

Etes-vous confiant dans le secteur ?
Bien sûr, vu le développement du marché et les progrès de la législation qui poussent à une meilleure visibilité et un meilleur encadrement législatif de la profession.

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