L’enseignement privé fait école

L’enseignement privé fait école

Cette année, le taux des élèves scolarisés dans l’enseignement privé a connu une augmentation de 10%. C’est l’un des chiffres-clés du bilan établi et présenté, mardi, par le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique. Le nombre d’élèves dans l’enseignement privé passe ainsi de 367.000 en 2005 à 402.700 en cette nouvelle année scolaire. Et cette amélioration devra certainement se poursuivre puisque le taux de scolarisation ne cesse de monter.
Le jeudi 14 septembre, 6.832.400 élèves ont rejoint les bancs de l’école dont 698.000 au préscolaire, 4.006.700 au primaire, 1.441.000 au secondaire collégial et 686.700 au secondaire qualifiant. La carte scolaire 2006/2007 indique que le taux de scolarisation des enfants de 4-5 ans atteindra 60,4% contre 53,9%, l’an dernier. Le nombre d’enfants de 6 ans s’élève, lui, à 92% au lieu de 91% enregistrée en 2005. Alors que le taux d’élèves de 6 ans atteint 93%.
Une affluence face à laquelle se pose la question cruciale des infrastructures. La rentrée en cours, souligne le département de l’Education nationale, connaîtra la création de 44 nouvelles écoles et 177 unités scolaires dont la bonne majorité au milieu rural. De même, 83 lycées collégiaux et 32 lycées qualifiants seront opérationnels. Ce qui porte ainsi le nombre des établissements scolaires à 6910 pour les écoles, 1318 pour les lycées collégiaux et 688 pour les lycées qualifiants.
En terme de salles de classes, la capacité d’accueil a été élargie par extension des établissements existants ou par remplacement des locaux dont l’état était délabré. Dans le primaire, les salles de classes supplémentaires sont au nombre de 933 alors que celles qui ont été remplacées s’élèvent à 189. Au cycle secondaire collégial et qualifiant, les salles fraîchement créées ou remplacées, indique la même source, franchissent respectivement le nombre de 992 et de 388.
Parallèlement à ce processus, il aura fallu répondre au besoin grandissant en matière d’œuvres sociales et culturelles. 49 cantines scolaires s’ajoutent à la liste existante portant leur nombre à 599 en milieu urbain et 5.055 en milieu rural. Les élèves, qui en bénéficient, se chiffreront ainsi à 1.023.000 (915.260 au milieu rural), soit une augmentation de 20.500 sur le plan national.
Parler de cantine soulève le problème des internats dans l’enseignement secondaire collégial. Ce dernier compte, cette année, 235 internats dont 12 fraîchement créés, tandis que 6 autres ont subi une extension en matière de capacité d’accueil.
Pour ce qui est de l’enseignement supérieur, le département de Habib El Malki indique la mise en place d’un ensemble de mesures. Celles-ci portent sur le renforcement de la capacité d’accueil de la cité universitaire Dhar El Mehraz II à Fès, sur la construction d’une nouvelle cité à Rabat et sur l’augmentation du nombre de boursiers de 11% pour atteindre 42049 demandes, soit 93% du total.  Sur la liste des actions entreprises dans ce cadre, figurent également l’élargissement des bénéficiaires de bourses destinées aux étudiants au cycle du Master à 50%, la poursuite du projet de la couverture sanitaire obligatoire et la restructuration de la Fédération marocaine du sport universitaire.
L’enseignement supérieur privé, lui, marque une évolution satisfaisante avec un taux d’accroissement de 8,2%. Le Maroc compte, cette année, 132 établissements autorisés de ce type, contre 116 en 2005. Le nombre d’inscriptions connaît la même tendance avec 21.537 étudiants en 2005 contre 19.215 en 2004, soit une augmentation de 12%. Un bilan face auquel le département de M. El Malki ne cache pas sa fierté en soulignant « que les réalisations atteintes sont le fruit d’un travail considérable et d’une mobilisation continue de tous ses partenaires ». Malgré ces efforts, il reste toujours des failles à combler dont la surcharge des classes et le manque d’encadrement.  Le ministère en est conscient mais souligne, pour le moment, qu’«une telle situation demande dans un avenir très proche un effort exceptionnel».

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