Les bonnes adresses de fin d’année

C’est une tradition. Le marché du caviar monte en flèche en fin d’année même si, depuis la disparition de l’ex-URSS, les chemins ménant à cet ingrédient principal sont flous. N’empêche, dans les grandes tables du Royaume, de Casablanca à Marrakech, de Fès à Tanger et d’Essaouira à Agadir, on fait avec ou sans. Chacun a concocté son menu de fin d’année. La bataille sera serré à Casablanca mais les grosses cylindrées ont déjà arrêté leurs programmes, Au Royal Mansour, on roule des mécaniques. Elégances et glamour se sont données rendez-vous sur le thème de Black & White, dans une soirée haute en couleurs et en saveurs. Tout est prêt pour un réveillon avec les prémices gourmandes en amuse-bouches, la coupe de champagne. L’établissement compose désormais avec le raffinement d’une cuisine italienne qui marine le torchon de foie gras au poivre de Sechouant et la Gelée de raisins noirs au toast brioche Safrane. L’année dernière, les convives avaient dansé au rythme de souvenir, souvenir, thématique des années 80. Cette année, ce sera encore plus relevé avec des prix étudiés à partir de 1 800 dirhams. L’établissement réserve à ceux qui veulent prolonger leur réveillon d’autres sensations. Le forfait inculant le dîner de réveillon, l’hébergement en chambre supérieure le 31 décembre et le petit déjeuner Bruch du premier jour de l’an. Dans les autres établissements, chacun a taillé son programme pour capter le maximum de clients. Au Farah, au Sheraton, le mot d’ordre est le même : attirer le maximum de clients. Les prix varient entre 800 et 2 500 dirhams. A Marrakech, les hôtels rattrapent traditionnellement leur trop peu plein durant la semaine du 24 au 31 décembre. Mais les possibilités ne manquent pas. Dans la Palmeraie, les traditions risquent quand même de ne pas se faire respecter avec l’arrivée de nouveaux établissements comme les 3 Golfe, un petit monument du bon goût et du bien être. Le propriètaire a concocté tout un programme qui se paye pas de mines. Pour des prix exceptionnels des prestations pareilles, assure-t-il. Les amateurs d’ambiance se reconnaîtront au Comptoir Paris Marrakech, en conflit de style, dit-on, avec le nouveau Montecristo qui, lui aussi, s’apprête à accueillir dignement le passage au nouvel an. Ailleurs, dans la Médina, quelques ryads entendent mêler leurs voix au concert général. Des excursions sont organisées pour les privilégiés à l’Okaimeden. Et à moins de ne pas aimer les soirées arabes, le Sheraton Marrakech est un bon cadre. Tout le mal consistera à trouver de la place. A Fès aussi, l’ambiance s’y met en particulier au Sofitel Palais Jamai, où, dès que l’on franchit la porte, commence le conte des Mille et Une Nuit. Telle une porte ouverte sur le paradis. La Médina comme à l’accoutumée sera à l’heure des festivités, en particulier à l’Arabesque, à la Maison Bleue et dans bien des endroits qui charment autant par leurs attraits que par leur table. Quant à Agadir, l’ambiance est décousue. L’élan n’y est pas le même qu’à Marrakech. Les prix sont toujours aussi chers. Ce qui ne décourage nullement les fidèles des fidèles. Aux dernières nouvelles, les établissements cinq étoiles étaient quasiment pleins. Prétexte idoine pour certains, afin d’aller voir ce qui se passe à Essaouira. Entre la villa Quieta, le Chalet de la plage, et la Licorne, ce ne seront pas les prétextes de sortir qui manqueront. D’autant plus qu’ici, les habitudes ne sont pas à l’augmentation des prix à hue et à dia. Ville des artistes, Essaouira reste elle-même.

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