Les coulisses du Festival -Suite-

Scorsese, cap sur le documentaire
Le grand réalisateur américain Martin Scorsese a animé, dimanche matin, une conférence de presse au Palais des congrès de Marrakech. Devant un parterre de journalistes venus de différents horizons, le réalisateur du célébrissime « Gangs of New York»  a été satisfaisant. Scorsese a annoncé qu’il allait bientôt commencer le tournage d’un film au Japon. Seulement voilà, ce qui a surpris l’assistance, c’est que le réalisateur veut désormais tourner le dos aux superproductions. Et pour cause, le rythme hollywoodien semble ennuyer Scorsese : « Je suis aujourd’hui beaucoup plus interessé par les documentaires et les courts-métrages». Ainsi Scorsese annonce son retour vers les mini productions. Une façon de faire une pause, de se ressourcer pour revenir de nouveau avec des péplums encore plus beaux.

Siham Assif et sa maman, le duo de choc
« Je suis comme toujours accompagnée de mon adorable maman », nous dit la pétillante actrice Siham Assif. La présence de ce duo n’a pas laissé indifférent, sachant que la mère de Siham est également scénariste. N’ayant pas eu droit à un carton d’invitation pour la soirée d’ouverture, elle a su garder son flegme.
Cette dame d’un certain âge se sentait dans son élèment à Marrakech. Tandis qu’«El Ayel», le seul film marocain en compétition, a été critiqué par plusieurs festivaliers. Fatema Assif a préféré positiver : «C’est un film magnifique». Cette dame, avec sa fille Siham, répandait autour d’elle une odeur de félicité.

Une signalisation pratique
La Fondation du Festival international du film de Marrakech a déployé un large dispositif signalétique dans les lieux publics de la ville. Des panneaux ont été installés sur les principales artères de la ville. Ainsi, sur l’avenue de la gare du train,  une grande pancarte d’un mètre de large sur deux mètres 50 a été installée pour permettre aux piétons d’avoir une idée sur le programme complet de la 5ème édition du Festival international du film de Marrakech. D’autres panneaux sont arborés dans les ruelles de Guéliz, un des quartiers les plus connus de Marrakech.

Les invités absents !
Pour une fois, tous les réalisateurs et producteurs marocains appartenant aux deux chambres professionnelles ont été invités, comme nous l’a confirmé le réalisateur d’ « Ali, Rabia et les autres » Ahmed Boulane. Seulement voilà, nombre d’entre eux auront décliné l’invitation. Parmi les grands invités absents, on peut citer le réalisateur Abdelhay Laraki, Hakim Nouri et Omar Chraïbi. Outre les réalisateurs, on a constaté l’absence cette année de plusieurs comédiens. A nommer, entre autres, Hassan El Fad et Rachid El Ouali.

Le FIFM contre le terrorisme…
«Créé après les événements tragiques du 11 septembre, le FIFM se veut un espace de dialogue et de culture ». C’est ce qu’ont fait valoir les organisateurs samedi dernier, lors d’une réception offerte par SAR le Prince Moulay Rachid dans le palais «Beida» en l’honneur des invités du Festival. A cette occasion, une minute de silence a été observée en souvenir de l’enlèvement en Irak des deux Marocains Abderrahim Boualame et Abdelkrim Mouhafidi. Lors de cette réception, SAR le Prince Moulay Rachid a été accompagné des princesses Lalla Meryem et Lalla Hasna.

Issa Ouedraougo n’a pas été du voyage…
Cité parmi les membres du jury du 5ème FIFM, le réalisateur malien Issa Ouedraougo a brillé par son absence lors de la présentation vendredi soir de l’équipe de Jean-Jacques Annaud. A-t-il posé un lapin aux organisateurs ? La question était sur toutes les lèvres. Une chose est sûre: beaucoup s’accordent à constater que cette 5ème édition n’a pas été celle du star-system. Au-delà de  Martin Scorsese, Stephen Fears, Catherine Deneuve, Yamina Benguigui…, on compte de moins en moins de tête d’affiche. Serait-ce là un choix de la direction du FIFM ?
Seuls les prochains jours pourront nous apporter la réponse…

TVM et 2M, le duel non équilibré
Alors que la TVM a obtenu les droits de diffusion de la soirée d’ouverture du 5ème FIFM, 2M n’a même pas été autorisée à prendre quelques images de cette soirée. Les cameramen de la chaîne d’Aïn Sbaâ se sont vu « choper » à l’entrée du Palais du congrès, ce qui a poussé l’un des observateurs à se demander s’il n’était pas question d’une « faveur » au profit de la chaîne de Fayçal Laraïchi, également vice-président délégué de la Fondation du Festival international du film de Marrakech.

Le 5ème coup… de colère
«H» comme «hogra »… Confinés pêle-mêle dans la salle «H» du Palais des congrès, lors de la cérémonie d’ouverture du 5ème FIFM vendredi dernier, des artistes marocains ont crié au scandale. «On nous a mis au poulailler», proteste l’un d’eux. Aziz Salmi, jeune réalisateur, en a fait tout un plat. Appuyé par un bataillon de protestataires, dont Younès Megri, il est allé faire part de sa «vive indignation» auprès de Mme Melita Toscan du Plantier, directeur artistique du festival. «On nous a manqué d’égard», a-t-il protesté. Fayçal Laraïchi, qui se trouvait à côté, a «accueilli» cette réaction avec un petit froncement de sourcils. «On ne va quand même pas ressortir le fameux sit-in de protestation», blague un organisateur. Le «projet» était en effet envisagé, mais on l’a heureusement évité avec habileté. Les organisateurs ont accédé finalement à la demande des protestataires, qui ont fini par obtenir gain de cause. Au lieu de la salle «H», ils ont pu décrocher des places au parterre. 

Pas du tout cinéphiles
Le réalisateur britannique Stephen Frears n’aurait pas mérité une aussi cinglante rebuffade. A l’annonce de la projection de son film «Mrs Henderson presents», juste après la remise des trophées d’hommage au comédien franco-marocain Hamidou et au réalisateur américain Martin Scorsese, la moitié des spectateurs ont quitté la salle. «Encore une fois, on se rend compte qu’on est intéressé par les mondanités beaucoup plus que par le cinéma», martèle un observateur.
Plus grave, le bataillon des « déserteurs » est constitué principalement et lamentablement des cinéastes eux-mêmes.

Traduction simultanée, alors pas du tout…
Censée se dérouler simultanément via les fameux «casques», l’interprétariat (traduction simultanée) s’est faite de manière diachronique. Les interprètes se font relayer à tour de rôle pour servir leurs traductions de l’arabe en anglais, puis en français…
Ce qui a causé une énorme perte de temps et des déconvenues insoutenables. « C’est scandaleux que cela se passe encore dans un lieu ayant accueilli des forums de dimension internationale : le Palais des congrès de Marrakech », lâche un auditeur, furieux.

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