Les Marocaines ont la fibre militante

Les Marocaines ont la fibre militante

Les associations se déploient en force au Maroc. L’esprit de militantisme gagne du terrain. Lutte contre toutes les formes de violences et toutes sortes de maladies et le soutien pour de nombreux phénomènes. Les Marocains communiquent, ceci dit c’est plus souvent par une voix féminine. Les femmes se mobilisent et cela se voit. Bien plus présentes dans l’associatif que dans le politique, elles sont nombreuses à avoir créé, défendu et monté des associations. Tant et si bien que le secteur se retrouve envahi de féminisme. «On peut considérer l’insertion de la femme marocaine dans le milieu associatif comme une évolution et non une alternative. Si son adhésion dans le champ politique tarde à se faire, l’erreur est à chercher au niveau des partis politiques qui eux n’élaborent aucune stratégie de recrutement des femmes», a déclaré une jeune militante associative. «Elles s’investissent de plus en plus dans le cercle associatif au Maroc. Cela permet de mieux représenter la femme et défendre ses droits», souligne la même source. L’émancipation de la femme est considérée comme un critère de développement et de progrès social et continue à se hisser au plus haut niveau au Maroc. Il n’est pas encore à l’image des pays développés, mais les choses avancent bon train. «J’aurais bien aimé intégrer le cercle associatif, mais, faute de temps, j’attends d’être à la retraite pour m’y consacrer entièrement. Je n’aime pas rester les bras croisés, alors autant m’engager pour la bonne cause», explique Khadija, une Casablancaise de 58 ans. Ainsi la fièvre du militantisme dort dans l’esprit de toutes les Marocaines. «Souvent cet esprit d’entraide nous est légué par le poids d’une religion et tradition qui incite à assister l’autre et à donner sans attendre en retour. La femme est plus sensible à cela parce qu’elle est mère et une mère sait donner sans recevoir», affirme Saïda, militante associative engagée. En effet, pour Naima Slamti et Latifa Tihami, fondatrices de l’association Amali (Association marocaine d’appui de lien et d’initiation de familles de personnes en souffrances psychiques), «Cette association est née d’une frustration, d’un besoin. Avec nos fils, nous avons découvert cette maladie inconnue et le manque terrible d’information, d’infrastructures et de moyens humains qui entourent les maladies mentales en général». Les points de vue divergent, reflétant les origines de la conception et l’intérêt des femmes marocaines pour le militantisme. Les associations offrent aux femmes un réel épanouissement dans leurs domaines de prédilections, à savoir le social, la santé et l’éducation. Malgré l’appel royal  pour l’insertion des femmes en politique, le visage de ladite sphère garde toujours des traits masculins. Paradoxalement, l’implication de la femme dans le champ associatif est marquée par un dynamisme sans précédent. L’engagement des femmes et leur persévérance profitent au milieu associatif qui s’enrichit. D’année en année, le taux de participation des Marocaines à la vie sociale de leur pays ne cesse d’augmenter.

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