L’obstacle des droits de douanes

L’absence des fameux modèles de la voiture économique de Fiat n’a pas duré longtemps. Quelques mois après l’arrêt de fabrication de ses voitures à la Somaca, Fiat est revenu à la charge avec une nouvelle gamme de voitures du même type, importées cette fois ci. Durant sa présence au Maroc, Fiat Maroc a en effet écoulé plus de 86.000 véhicules économiques (Uno, Palio et Siena). Il était inconcevable de ne pas préserver des parts de marché.
Depuis le début du mois de mars, les concessions de Fiat, à travers tout le pays ont commencé à commercialiser trois modèles Palio, Siena et Palio Weekend. Et qui dit import, dit augmentation de prix et de qualité. Mais, où en est-t-on au juste en matière de voitures importées ? Le démantèlement douanier, qui a commencé à partir de l’année dernière, fait partie des accords de libre-échange signés entre le Maroc et l’UE. Reste que le produit automobile connaît un démantèlement spécifique.
Concernant les voitures importées neuves, le taux pratiqué a été de 31,52% en 2003. En 2006, ce taux sera de 28,6%. Mais c’est à partir de 2007 que le démantèlement sera identique aux autres produits. De 23,72%, ce taux devra atteindre 18,85% en 2008. Les analystes estiment que c’est à partir de cette date que les prix seront revus à la baisse, même si les prix obéissent également aux stratégies commerciales des constructeurs et des importateurs.
Pour les véhicules d’occasion, l’Etat a opté pour une solution de limitation radicale. Celle-ci se traduit par la limitation de l’abattement à 3 ans. Que la voiture ait 3 ou 10 ans d’âge, les droits de douane restent les mêmes. En l’espace de 7 ans en effet, le nombre des véhicules importés d’occasion par an s’est situé à 10.000 au lieu de 90.000 enregistrés durant les années 90. Cette sévérité se traduit aussi par un strict contrôle appliqué au dédouanement des véhicules qui rentrent au pays en admission temporaire. Un régime d’une sévérité exceptionnelle qui été mis en place pour mettre terme aux flux vertigineux des voitures d’occasion qui ont envahi le Maroc des années durant.
Pour rappel, toute personne résidant à l’étranger, qui justifie avoir séjourné plus de six mois hors du Maroc, peut bénéficier du régime de l’A.T pour son véhicule de tourisme immatriculé à l’étranger. Toute personne non-résidente peut également introduire au Maroc un véhicule appartenant à une tierce personne non résidente sur présentation d’une procuration dûment légalisée. La législation marocaine stipule, en effet, que toute personne ayant sa résidence habituelle à l’étranger, venant séjourner temporairement au Maroc, peut bénéficier du régime de l’admission temporaire (A.T) pour son véhicule personnel de tourisme sous certaines conditions.
Pour l’heure, bénéficient de l’A.T les personnes ayant leur résidence habituelle à l’étranger, comme les MRE, les touristes étrangers, les membres du corps diplomatique et consulaire marocain, les membres étrangers des organisations internationales siégant au Maroc, les agents et coopérants étrangers recrutés hors du Maroc par les administrations publiques marocaines.

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