Mercedes Classe C : l’étoile du «petit» manager

A ce niveau-là, on pourrait distinguer entre deux profils qui la plébiscitent : les managers dont le rang hiérarchique et social correspond pleinement à cette berline, et d’autres qui «aimeraient bien avoir l’air…», comme dit la chanson de Brel. Et c’est à ces derniers à qui profite le plus la «C» en termes d’image et de notoriété. En d’autres termes, le capital «crédibilité» que cette allemande peut accorder, à eux en particulier et plus globalement à la boîte qu’ils représentent. Pour le reste, la plus petite des berlines tricorps de Mercedes, c’est aussi une ligne extérieure agréable à regarder, des qualités routières reconnues et un intérieur valorisant et assez confortable, même si l’habitabilité arrière reste comptée.
Le tout, avec à la clé, une cote de revente en béton. Très courtisée en véhicule d’occasion, la Classe C est l’une des plus recommandée par les professionnels de la location longue durée. C’est toujours le cas aujourd’hui même, si ce modèle sera très bientôt remplacé. En finition de base, les quatre versions disponibles (180 Komp ; 200 Komp ; 200 CDI et 220 CDI) sont accessibles entre 372.000 et 424.000 DH.

Opel Vectra : l’allemande qui peine à s’imposer
Dans un marché marocain où les berlines allemandes sont généralement très courtisées pour leur réputation de sérieux et de fiabilité, l’Opel Vectra fait plutôt grise mine. Dommage. D’abord parce que le constructeur (affilié à General Motors) avait «mis le paquet» pour développer et concevoir ce modèle. Ensuite parce que la Vectra a justement de sérieux arguments à faire valoir. Cela, d’autant plus que la version restylée vient d’être lancée au Maroc. Esthétiquement, la nouvelle bouille de la Vecrta se rapproche légèrement de celle de l’Astra, une autre Opel en mal de vente. Le reste de la carrosserie n’a pas vraiment évolué et la Vectra devra surtout miser sur sa beauté intérieure pour se faire désirer. Plus grande qu’une Classe E (pour ne citer qu’une allemande), la Vectra se veut massive, jusque dans la présentation de sa planche de bord. Elle profite d’une habitabilité généreuse et d’une finition sérieuse. L’équipement n’est pas en reste avec une foultitude de systèmes d’aide à la conduite (ABS, ESP, CBC, TC…), qui font qu’elle tient remarquablement la route. Surtout si elle abrite sous son capot, le 2.2 DTi, qui a pleinement profité du restylage pour être revigoré. Sa puissance est ainsi passée de 125 à 150 chevaux. Même à plus de 355.000 DH, cette version reste la plus intéressante.

Peugeot 407 V6 : la lionne des managers routiers
Indépendamment d’une clientèle spécifique comme les managers et les loueurs, la Peugeot 407 est l’un des best-sellers de sa catégorie et même l’une des berlines les plus vendues au Maroc. Familiale par son gabarit et son positionnement tarifaire, la 407 a en tout cas suffisamment d’arguments pour convaincre des managers exigeants. D’abord parce qu’elle est élégante et statutaire, ensuite du fait de son intérieur moderne et bien en phase avec les attentes actuelles d’une clientèle professionnelle. L’allusion est ici faite à ses équipements et surtout à ses motorisations. Certes l’essentiel des ventes concerne le Diesel 2.0 l HDI de 136 chevaux, mais beaucoup de cadres d’entreprises optent de plus en plus pour le 2.0 l essence (140 ch), le gap de prix au litre entre les deux carburants n’étant presque plus un handicap.
Et s’agissant de moteurs essence, la 407 peut aussi s’animer du 3.0 l V6 maison, dont les 210 ch de puissance ne sont pas de trop pour certains collaborateurs qui font beaucoup de routes et d’autoroutes. Une cavalerie qui permet aussi d’exploiter pleinement le bon châssis de cette lionne et en fait une remarquable avaleuse de bitume. Reste à signaler le prix de cette luxueuse version (V6 Executive) : 376.000 DH. C’est ce qui explique d’ailleurs sa présence dans cette sélection.

Toyota Avensis : récemment remise en forme
La Toyota Avensis fait partie de ces berlines qui ont un peu souffert d’une cannibalisation interne opérée par des types de véhicules de plus en plus à la mode. En bas, le «breakospace» Corolla Verso et en haut, les 4×4 Rav4 et Land Cruiser Prado. Pourtant, l’Avensis continue à bien se vendre et devrait même enregistrer une hausse de ses ventes. Et pour cause, Toyota du Maroc a désormais lancé la version restylée de ce modèle. Toujours aussi classique, la ligne extérieure n’a été que subtilement rafraîchie, notamment au niveau des blocs de phares. L’intérieur reçoit des garnitures inédites et marque l’arrivée de nouveaux équipements sur la finition de milieu de gamme (Pack Plus), tels que le régulateur de vitesse.
L’un des outils les plus usités par les collaborateurs qui effectuent de longs parcours. Impossible de parler de l’Avensis sans évoquer ses bons moteurs et leur fiabilité élevée. Là encore, il y a eu du neuf avec l’introduction du puissant 2.2 l D4-D de 150 chevaux. Un Diesel de pointe, qui devrait fortement interpeller la clientèle professionnelles, surtout s’il est associé à la finition la plus chic. Celle-ci offre notamment des sièges en cuir à réglages électriques;  des phares au xénon ou encore le toit ouvrant. Prix de l’Avensis 2.2 D4-D en «Pack Luxe Ltd» : 384.900 DH.

Volkswagen Passat : une référence très populaire
Si la précédente Volkswagen Passat avait eu les auras d’une large clientèle d’entreprise, celle qui la remplace ne devrait pas déroger à la règle. Celle-ci enregistre même un fort engouement ces derniers temps. Normal, le gabarit statutaire (un adjectif qui ressort décidément beaucoup dans ce dossier) en fait l’une des berlines qui «crédibilise» leur conducteur. Il faut dire aussi que le nouvelle Passat est nettement moins banale esthétiquement que par le passé. Même constat à son bord, où les matériaux comme la présentation ont grimpé d’un cran. Dans la gamme importée, on trouve d’emblée une pléthore d’équipements de confort et de sécurité (sellerie cuir/alcantara, climatisation automatique, radio CD à 8 HP, airbags rideaux…). A sa dotation bien fournie, la familiale de VW ajoute des arguments d’ordre mécanique. En moteur à injection directe d’essence (2.0 l FSI 150) comme en Diesel (2.0 l TDI 140), cette berline assure un certain agrément de conduite, avec à la clé, une consommation raisonnable. Puis surtout, cette allemande a gommé l’un des défauts qui collaient à sa devancière à savoir, des suspensions trop fermes. Confortable et bien finie, la Passat ne brade pas ses qualités. Comptez 349.000 DH pour la version 2.0 l FSI, 359.000 DH pour la 1.9 l TDI et 389.000 DH pour profiter du 2.0 l TDI.

Volvo S60 : pour le manager outsider
Entre la familiale S40 et la luxueuse S80, la S60 se charge de combler le vide et de mettre Volvo dans la course des berlines routières pouvant séduire une certaine catégorie de managers. Pourquoi «une certaine catégorie» ? Parce que, comme pour une Audi, l’achat d’une Volvo est particulier. Il répond à d’autres critères et besoins, loin du conformisme de la clientèle haut de gamme marocaine. Car, en matière de style par exemple, la S60 fait preuve d’élégance plus que d’ostentation. Seule originalité désormais généralisée sur tous les modèles de la marque : l’épaulement caractérisé de la ceinture de caisse. La «cellule habitable» respire un parfum de luxe et les équipements de confort et de sécurité sont légion. Question motorisations, il y en a pour tous les goûts et surtout pour tous les budgets. De la S60 2.0 l T de 180 chevaux à la T5 de 260 ch, en passant par la version Diesel D5 de 185 ch. L’ultra-sportive S60 R sort du lot avec ses 300 ch et son tarif assez conséquent (630.000 DH). Mais le reste de la gamme oscille, dans sa finition «Premium» entre 393.000 et 439.000 DH. Des tarifs très compétitifs pour une berline d’un tel niveau. Avis donc aux jeunes cadres, pourvu qu’ils soient libres dans leur choix… Mais attention quand même à ne pas attiser la jalousie du grand patron.

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