Métiers : Les hommes qui murmurent à l’oreille des chevaux

Métiers : Les hommes qui murmurent à l’oreille des chevaux

Faire naître des chevaux, les élever, les voir grandir, les voir gagner une compétition… C’est le rêve de tout passionné de chavaux… Mais c’est aussi des métiers très contraignants qui demandent une très grande connaissance de ces animaux qui sont, depuis longtemps, les compagnons de l’homme.
Parmi ces métiers, arrive en tête celui de maréchal-ferrant. Il est généralement le premier cité dans les métiers équestres, car il est des plus anciens. Le maréchal-ferrant se déplace de centres équestres en écuries particulières pour ferrer les chevaux. «Un bon maréchal-ferrant, avant de ferrer un cheval, le regarde marcher pour juger ses aplombs. Dans le cas où ceux-ci serait défectueux, il pare les pieds de manière à les corriger», explique Abdelhadi, maréchal-ferrant de son état. Ce dernier aime et câline les chevaux comme ses propres enfants. En plus d’une parfaite connaissance de la physionomie et de l’anatomie du cheval, le maréchal-ferrant doit en effet savoir manipuler, approcher, calmer et faire obéir n’importe quel cheval, ce qui fait de lui un homme de chevaux exemplaire. Il doit également avoir de l’oeil et savoir reconnaître les défauts d’aplomb des chevaux, les boiteries, les problèmes de pieds et comment y remédier. «Dans ce cas-là, une ferrure spéciale est indispensable», estime Abdelhadi. A ceci s’ajoutent bien évidemment leur adresse et habileté pour parer, poser le fer, le clouer, brocher. Des termes techniques qui veulent tout simplement dire prendre soin de la santé du pied d’un cheval.
Depuis le Moyen Age, les techniques n’ont quasiment pas changé. « Sauf que de nos jours, les maréchaux achètent souvent des fers forgés d’avance, car ils n’ont pas d’installations pour fabriquer les fers», estime le maréchal ferrant. Mais n’empêche, le marteau et l’enclume leur sont toujours des outils toujours indispensables. Les chevaux rustiques n’occasionnent pas de très grands frais mais, très souvent, leur prix de vente n’est pas très élevé. Plus près du sang, les chevaux de sport ou de compétitions peuvent rapporter beaucoup mais, généralement, ils sont plus coûteux à entretenir et demandent beaucoup de soins. Quant aux pur-sang destinés aux courses, ils sont délicats et nécessitent des soins attentifs, une nourriture bien particulière et des moyens très élevés. Et comme pour les humains, chaque fer à une pointure. «Les pur-sang arabes ont de petits pieds, ce qui n’est pas le cas des chevaux irlandais, par exemple». Les pieds une fois parés, le maréchal-ferrant choisit donc les fers de bonne dimension, les chauffe au rouge, et les travaille sur l’enclume pour les mettre à la forme du pied du cheval.
Autre homme de chevaux, le palefrenier. Lorsqu’on évoque cette profession, on pense trop souvent a celui qui manie la fourche a fumier et la brouette. Il s’agit pourtant d’un personnage important car c’est grâce a lui que les chevaux sont soignés. C’est en quelque sorte lui qui les chouchoute au quotidien. Le palefrenier commence sa journée vers 5 heures en donnant leur premier repas aux chevaux. Puis il panse les chevaux un par un et nettoie leur box. Si la première partie de la journée d’un palefrenier est très occupée, il est, le reste de le reste du temps, beaucoup moins bousculé. Il lui reste à distribuer leur dernier repas aux chevaux et à nettoyer les parages de l’écurie (souvent la sellerie). Mais un cheval a également besoin d’un vétérinaire, un métier qui fait rêver de nombreux enfants. Une grande partie de ce métier s’exerce de façon itinérante, en allant d’écurie en écurie, pour vacciner, examiner ou traiter des chevaux. Les interventions les plus courantes sont pour la toux, les coliques, les boiteries et les fourbures. Tout ce beau monde se bouscule pour préparer la monture d’une seule personne : le cavalier qui monte en compétition de haut niveau ou tout simplement en tant qu’amateur. Pour ce qui est du premier cas, ils sont considérés comme des athlètes de haut niveau. Cette profession demande du temps, du travail et… de l’argent ; c’est pourquoi les cavaliers professionnels font parfois de l’élevage en parallèle de leur entraînement. S’il n’existe évidemment pas de formation à ce métier, il y a, en revanche, des impératifs : avoir commencé l’équitation très tôt, être en bonne forme physique et être très motivé! Si, en plus, on vient d’une famille appartenant au milieu équestre et qui y réussit financièrement, alors tout est possible! Car comme tout sportif, le cavalier professionnel a besoin d’un entraîneur mais il lui faut aussi chevaux de qualité, vans, grooms et matériel….

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