Palais Jamaï : l’histoire au présent

Palais Jamaï : l’histoire au présent

«Entrer au Palais Jamaï, c’est s’inviter dans un conte des Mille et Une Nuits. Telle une porte ouverte sur le temps et qui une fois ouverte, nous laisse entrevoir le monde d’une autre manière : celle du poète, du peintre ou du musicien. Ici, la magie capture le visiteur pour son seul bonheur ». Le texte, qui ouvre une brochure de ce luxueux palace, qui fait la fierté des Fassis, résume d’une bien belle manière l’ambiance de ce Sofitel de luxe.
Construit en 1879, il a longtemps constitué le joyau d’un ensemble de demeures que possédaient les hauts dignitaires de la famille Jamaï, Grand Vizir du sultan Moulay Hassan Ier (1830-1894). Ce haut dignitaire fassi a conçu son palais dans le parfait style arabo-mauresque. Transformé en hôtel dans les années 30, il s’adjoint, au début des années 70, une nouvelle aile de cinq étages édifiée dans le parfait respect du style original. Principal élément architectural de la vielle médina, le Palais Jamaï est un luxueux établissement au décor andalou. Sa mission semble être, en plus de choyer ses invités, de perpétuer la tradition de l’hôtellerie marocaine. Construit dans un style arabo-mauresque des plus raffinés, blotti au milieu d’une exubérante succession de jardins, l’hôtel dégage une sérénité qui cadre à merveille avec la multitude de minarets qui surplombent la médina. Des éléments qui lui ont ouvert les portes de l’UNESCO, qui l’a inscrit sur la liste du patrimoine universel.
André Gide y a résidé. Il y a même consacré quelques lignes dans l’une de ses oeuvres. Claudia Cardinale a aussi séjourné dans la célèbre suite royale que devait occuper Hillary Clinton au cours de sa visite au Maroc. Ces illustres personnalités sont loin d’être les seules à avoir succombé aux charmes de ce lieu où seuls les murmures des fontaines et le chant des oiseaux viennent troubler la quiétude de ses résidants. Ses 123 chambres sont la véritable expression d’une longue tradition d’accueil. Leur luxe raffiné n’a rien à envier à celui des 18 suites et du duplex que comporte le palais. Dans ses salons règne une atmosphère intime doublée d’une douce sobriété. Dans ses différents restaurants également.
À l’ombre des jardins luxuriants comme à l’intérieur de locaux richement décorés, de somptueux mets, délicatement préparés, sont servis. Une grande carte de spécialités marocaines est proposée à «Al Fassia», «Al Jounaïna» se réserve une carte internationale alors que le buffet de «L’Oliveraie », servi dans une grande terrasse, donnant sur la piscine, la médina et les célèbres jardins de ce palais, regorge de plats aux saveurs méditerranéennes. De ces mets finement gastronomiques, le Palais tire une fierté et une réputation toutes particulières. Un charme qui s’ajoute à bien d’autres.

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