Plan Maroc Vert : des projets structurants dédiés à la région

Plan Maroc Vert : des projets structurants dédiés à la région

Disposant de plusieurs atouts au niveau du secteur de l’agriculture, la région du Souss-Massa-Draâ est l’un des principaux viviers économiques du Royaume. En effet, la région est répandue par sa richesse et sa diversité agricole. Elle est considérée en tant que premier exportateur du maraîchage et des agrumes. Partant de ce fait, l’agriculture est placée parmi les priorités du Souss-Massa-Draâ. Ainsi, la valorisation du potentiel agricole soussi occupe une place importante dans la déclinaison régionale du Plan Maroc Vert. De ce contexte, la région a mis en œuvre une planification territoriale étalée sur la période 2009-2020. Le but étant de promouvoir la mise en place d’une agriculture durable et rationnelle, et ce en misant sur l’amélioration et l’intensification des rendements. En somme, 80 projets dont 24 dans la grande agriculture et 56 pour la petite exploitation ont été retenus. S’inscrivant dans la politique nationale pour la promotion des ressources agricoles du Maroc, le plan Maroc Vert pour la région du Souss-Massa-Draâ prévoit un investissement global de 10,54 milliards de dirhams. La moitié de ce montant sera allouée au développement de la production végétale au moment où 40% seront dédiées aux projets transverses et 10% à la production animale. Dans ce volet, l’Etat prend en charge 35% des investissements alors que les producteurs agrégés et les agrégateurs s’en chargeront des 65% restants. En termes de prévision, 48 projets de production végétale profiteront d’un investissement de 5,05 milliards de dirhams. Ces projets visent en particulier l’amélioration de la production de cultures maraîchères en plein champ et sous serres ainsi que l’extension et l’amélioration de la culture d’agrumes, de la production d’olives, d’amandes, de dattes, de cactus, de safran, pommes, caroubes et autres. Concernant la production animale, le plan s’intéresse à 32 projets axés particulièrement sur l’amélioration de la productivité des élevages laitiers et la construction d’unité de lait et fromage de chèvre. Le montant consacré à ce volet, qui comprendra également la mise à niveau des coopératives laitières, est estimé à 1,35 milliard de dirhams. Dans le même contexte, le plan prévoit la création de centres d’engraissement de bovins, ovins et caprins en plus des abattoirs spécialisés. S’agissant des viandes blanches, la déclinaison régionale du Plan Maroc Vert pour la région du Souss-Massa-Draâ prévoit l’élevage de poulets beldi, la création d’abattoirs avicoles. Également, le plan a pour ambition de mettre en place et renforcer des unités d’élevage et d’abattage de lapins. L’apiculture a aussi une place dans ce projet. D’une enveloppe de 5,25 milliards de dirhams, cette filière sera modernisée. De plus, la région connaîtra la création d’une unité de conditionnement et d’emballage du miel. Par ailleurs, l’impact attendu est considérable. Le plan vert régional pour la région du Souss-Massa-Draâ, prévoit une valeur ajoutée annuelle de 9,2 milliards de dirhams à l’horizon 2020. De même, les exportations devraient atteindre 1,27 milliard de dirhams pour la même période contre 866 millions de dirhams actuellement. Pour les mêmes superficies cultivées, le volume de production d’olives devrait accroître de 87%.
Une croissance est, pareillement, attendue concernant les productions de maraîchages et d’agrumes dont les prévisions tablent sur une augmentation respective de 47 et 37%. La production annuelle animalière serait au rendez-vous avec la croissance. Sous cet angle, le plan s’attend à une production annuelle de 360.000 tonnes de lait soit une hausse 47%. En outre, le volume des viandes rouges devrait atteindre les 28.000 tonnes soit une progression de 65% où moment où la croissance des viandes blanches se situerait à l’horizon 2020 à 33%, soit un volume de 40.000 tonnes. Une fois à termes, le Plan Maroc Vert régional contribuera à la création de 63.150 emplois en milieu rural. Les journées de travail supplémentaires varieront par activité pour atteindre 30,8 journées générées en production végétale et 3,13 millions de journées issues de production animale. Le Plan Maroc Vert régional drainera une dynamique socio-économique incontournable, donnant un nouveau souffle à la région du Souss-Massa-Draâ.

Près de 239 MDH dédiés aux dattiers de Ouarzazate et Zagora
Faisant partie des programmes initiés dans le cadre du Plan Maroc Vert, le projet du développement du palmier dattier à Ouarzazate et Zagora prévoit la promotion des oasis de Ouarzazate en mobilisant des fonds de 102 millions DH en faveur de 2.372 agriculteurs. Doté d’une enveloppe budgétaire totale de 239 millions de dirham, le projet prévoit également l’introduction de 420 vitro-plants ayant une capacité de résistance contre la maladie du Bayoud. Financé dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, le Fonds Hassan II pour le développement économique et social et le Millenium Challenge Account, ce projet quinquennal a pour ambition de porter à 32.000 tonnes la production des dattes dans la région à l’horizon 2020 contre 16.000 tonnes actuellement ainsi que la création de 352.000 emplois. Le projet vient soutenir les efforts consentis pour relever les défis et surmonter les contraintes auxquels fait face la culture des palmiers dattiers dans la région, particulièrement la maladie du Bayoud, la succession des périodes de sécheresse et des crues, la désertification et l’ensablement. Les palmeraies de Ouarzazate et Zagora comptent près de deux millions de palmiers dattiers, générant une production d’environ 40.000 tonnes annuellement. Couvrant une superficie de deux mille hectares et bénéficiant à mille agriculteurs, ce projet se fixe pour objectifs à l’horizon 2020 de faire passer la production dattière de 2.000 tonnes par an à 4.000 tonnes, d’augmenter la production d’olives de 2.500 tonnes à 4.200 tonnes et de générer 45.000 journées de travail. Il prévoit en outre l’aménagement et la réhabilitation de 12 khattaras d’une longueur de 14 km et la plantation de 9.000 vitro-plants et de 21.000 plants d’oliviers.

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