Plan Maroc Vert : Une stratégie aux financements variés

Plan Maroc Vert : Une stratégie aux financements variés

«Bien qu’il constitue l’un des leviers fondamentaux pour la promotion de l’investissement, le secteur agricole, comparativement aux autres, souffre d’un déficit important au niveau de la capacité de financement et la faible participation du système bancaire au financement des projets agricoles». Le constat est à attribuer à Ahmed Hajjaji, directeur général de l’Agence pour le développement agricole (ADA), qui a précisé que seuls 18% des agriculteurs ont accès aux financements. Face à cette situation, le Plan Maroc Vert, qui ambitionne d’atteindre un investissement privé de l’ordre de 10 milliards de dirhams par an, a prévu le recours à plusieurs intervenants pour développer l’agriculture à l’échelle nationale. A commencer par le secteur bancaire à travers la mobilisation de fonds consacrés au financement des projets agricoles. «Ces fonds, qui ont fait l’objet de conventions signées entre le département de l’agriculture et cinq institutions bancaires, à ce jour, s’élèvent à près de 70 milliards de dirhams et sont mis à la disposition des investisseurs agricoles avec des conditions avantageuses», détaille le directeur général de l’ADA. Ces fonds se répartissent entre Attijariwafa bank avec 25 milliards de dirhams, Crédit Agricole qui a alloué 20 milliards de dirhams, Banque Populaire qui a consacré 20 milliards de dirhams, Société Générale qui a mobilisé 3,3 milliards de dirhams et Crédit du Maroc qui a octroyé 3 milliards DH. Parallèlement, le secteur agricole a été marqué par la signature, le 27 avril 2009, sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, de la convention-cadre relative à la contribution du Fonds Hassan II pour le développement économique et social au financement du Plan Maroc Vert pour un montant global de 800 millions de dirhams étalé sur la période 2009-2012. De surcroît, de nombreux bailleurs de fonds contribuent, selon M. Hajjaji, au financement du Plan Maroc Vert. Il s’agit, entre autres, de la Banque mondiale, l’Union européenne avec le Programme d’appui à la politique sectorielle agricole (PAPSA) et le Fonds international de développement agricole (FIDA). En outre, le secteur agricole se caractérise par le lancement de nouveaux produits spécifiques aux petits agriculteurs. Dans ce sens, le département en charge de l’agriculture a mis en place, en collaboration avec le Crédit Agricole du Maroc, la société de financement pour le développement agricole, plus connue par «Tamwil El Fellah». Cet organisme couvre, selon le directeur général de l’ADA, les besoins de financement des petits agriculteurs et exploitants agricoles intégrant les projets du Plan Maroc Vert et qui n’ont pas accès au financement bancaire classique et ce, moyennant un fonds de garantie de l’Etat à hauteur de 60%. Et de préciser: «Ce financement, qui peut atteindre les 100.000 dirhams par agriculteur, est octroyé à des conditions améliorées par rapport aux traitements classiques». Une bonne initiative pour venir en aide à ces fellahs.

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