Plus de 4.000 personnes ont perdu la vie sur nos routes

Plus de 4.000 personnes ont perdu la vie sur nos routes

L’hécatombe continue sur nos routes. Les statistiques provisoires des accidents de la route durant l’année 2012 montrent que, malgré une insignifiante baisse, le nombre des victimes est toujours effarant. Ainsi, au cours de l’année précédente, il y a eu 67.515 accidents, soit une diminution de 1,95 % par rapport à 2011. Il y a eu aussi 3.434 accidents mortels, soit une légère baisse de 1,41 % par rapport au nombre enregistré en 2011.
En ce qui concerne les accidents non mortels, leur nombre a atteint 64.081, soit une réduction de 1,97% par rapport à l’année 2011. Pour sa part, le nombre des tués a été de 4.055 marquant ainsi une microscopique baisse de 0,27%. Idem pour le nombre des blessés légers qui a atteint 89.317, soit -0,79 %. Et enfin, il y a les blessés graves dont le nombre a régressé de 5,63% pour s’établir à 11.791 personnes. De par le monde, les statistiques de l’insécurité routière montrent que 80% des accidents de la circulation routière sont dus essentiellement au comportement humain du conducteur. Il s’agit là d’un constat également confirmé au niveau national.
La peur du gendarme a, certes, fait son effet, mais a aussi montré ses limites. D’ailleurs, cet effet psychologique a été à l’origine des réductions significatives enregistrées pendant le premier trimestre de mise en œuvre du nouveau code de la route. Celui-ci a confirmé le lien indéniable entre les indicateurs de l’insécurité routière et le comportement humain.
En effet, l’entrée en vigueur le 1er octobre 2010 du code de la route a eu un impact très positif sur les indicateurs de la sécurité routière, durant le premier trimestre de son application (octobre à décembre 2010) avec des réductions par rapport à la même période de l’année 2009, respectivement de 17,59, 18,52, 18,12 et 19,76% du nombre des accidents, de tués, de blessés graves et de blessés légers selon les statistiques définitives de l’année 2010. Mais, cet effet psychologique s’est dissipé rapidement par la vulnérabilité du contrôle qui a fait défaut durant la période octobre 2010-avril 2011, à cause de la non-disponibilité des équipements de contrôle conformes aux nouvelles exigences du code de la route.
C’est pour cela que la lutte contre ce fléau passe par la mutualisation des efforts de tous les intervenants dans le domaine de la sécurité routière. D’ailleurs, la diversité des intervenants dans le domaine de la sécurité routière nécessite l’ouverture sur l’ensemble des secteurs et la mise en place des plates-formes de partenariat en vue d’améliorer le rendement de chaque secteur. Ainsi, l’édition de l’année 2013 de la Journée nationale de sécurité routière, qui coïncide cette année avec la dernière année de la mise en œuvre du troisième Plan stratégique intégré d’urgence couvrant la période 2010-2013, se distingue par l’ouverture sur différents domaines.
L’éducation est en pole position puisque le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC) devra signer des conventions de partenariat à l’occasion de la journée du 18 février avec le ministère de l’éducation nationale concernant l’intégration des concepts de la sécurité routière à tous les niveaux du cursus scolaire. D’autres conventions seront signées avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres pour encourager la réalisation des études et recherches scientifiques dans le domaine de la sécurité routière au niveau des universités, facultés et écoles supérieures spécialisées.
Le ministère de la justice et des libertés  sera aussi impliqué à travers trois actions. Il s’agit de l’accompagnement de ce département pour la mise en place d’un système d’information de suivi des cas des accidents de la circulation ; l’organisation des séminaires et animation des émissions TV et radio traitant de la sécurité routière ainsi que la réalisation des études dans le domaine légal et juridique lié à la prévention et la sécurité routières.

Plus de tués au sud du Royaume

Sur le plan régional, le bilan de l’année 2012, en comparaison avec l’année 2011, montre que sur les 16 régions économiques du Royaume, six ont enregistré des diminutions du nombre de tués alors que 10 ont enregistré des augmentations dont de Guelmim-Smara avec une hausse de 14,71% et Laâyoune-Boujdour avec + 27,45%.

1- Souss-Massa-Draâ  : -61 tués, soit -13,35 % ;
2- Fès-Boulemane  : -38 tués, soit -19,69 % ;
3- Taza-Al Hoceima-Taounate : -34 tués, soit -18,38%;
4- Tadla-Azilal : -19 tués, soit -8,23 % ;
5- Oued Eddahab-Lagouira : -3 tués, soit -16,67 % ;
6- Chaouia-Ouardigha : -3 tués, soit -0,89 % ;
7- Rabat-Salé-Zemmour-Zaër : +3 tués, soit +1,08% ;
8- Marrakech-Tensift-Al Haouz : +8 tués, soit +1,74%;
9- Guelmim-Smara : +10 tués, soit +14,71 % ;
10- Doukkala-Abda: +12 tués, soit +3,45 % ;
11- Tanger-Tétouan : +12 tués, soit +4,72 % ;
12- Gharb-Chrarda-Bni Hssein: +14 tués, soit +5,86%;
13- Laâyoune-Boujdour : +14 tués, soit +27,45 % ;
14- Meknès-Tafilalet : +17 tués, soit +6,18 % ;
15- Oriental : +26 tués, soit +8,20 % ;
16- Le Grand Casablanca     : +31 tués, soit +8,71 %.

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