Religion : Ramadan, un exercice spirituel

Loin de se réduire à l’abstinence alimentaire, le jeûne exige de l’homme la mobilisation de tout son être. L’observation extérieure des règles du jeûne doit s’accompagner d’une maîtrise des sens et plus particulièrement de la langue. L’exercice spirituel que représente le jeûne doit démontrer à l’homme sa capacité de se priver pour un temps de ce qui lui semblait indispensable. Il doit lui révéler que, dans ce domaine, comme dans bien d’autres, vouloir, c’est pouvoir, à condition que l’intention soit ferme et que le but recherché soit l’agrément d’Allah. Le but d’un tel acte d’adoration a été clairement défini comme la recherche de l’état de crainte révérencielle de Dieu (la piété) critère de supériorité d’un individu sur un autre. Cette qualité ne se mesure que par celle des oeuvres qui en sont les témoins. L’école du jeûne est sans équivalent et doit amener à faire taire en chacun la tendance à la domination des autres, l’ostentation, la crainte d’autre que Dieu et toutes les formes insidieuses de l’appel de Satan, seul véritable ennemi du genre humain. Le diplôme sanctionnant le mois du jeûne est une somme de vertus nourrissant le croyant durant le court séjour terrestre qui, rappelons-le, est une somme d’épreuves à laquelle seul le retour à Dieu mettra fin. Dans un monde où la matière devient l’unité de mesure sacralisée, le jeûne du mois de Ramadan est là pour relativiser la conception dominante et pour fournir à ceux qui le désirent une arme à toute épreuve.
L’instauration du jeûne de Ramadan
Le jeûne du mois de Ramadan constitue la quatrième des cinq bases fondamentales sur lesquelles l’Islam est édifié. L’obligation de jeûner a été instaurée pour les musulmans, dans la seconde année de l’Hégire, par la révélation de ce verset du Coran : «Ã” les croyants ! On vous a prescrit As-Siyam [le jeûne] comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété» (Sourate 2, verset 183).
Les mérites de Ramadan
Le prophète (SAW) a dit : «Le Ramadan est venu à vous ! C’est un mois de bénédiction. Allah vous enveloppe de paix et fait descendre la miséricorde. Il décharge des fautes et Il exauce les demandes. Allah vous regarde rivaliser d’ardeur dans ce but et Il se vante de vous auprès de Ses anges. Montrez à Allah le meilleur de vous-mêmes, car est bien malheureux celui qui est privé de la miséricorde d’Allah, Puissant et Majestueux ! ». (Ibn Majah) «C’est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. C’est le mois du don. C’est un mois dans lequel les ressources du croyant augmentent. Un mois dont le début est miséricorde, dont le milieu est pardon et la fin affranchissement du feu de l’Enfer». (Bayhaqi) «Lorsque arrive la première nuit du mois de Ramadan, Allah ordonne à son Paradis : «Prépare-toi et embellis-toi pour Mes serviteurs qui viendront bientôt dans Ma demeure et Ma générosité se reposer des peines du bas monde !». (Bayhaqi) «Celui qui jeûne le mois de Ramadan, en connaissant et en respectant avec vigilance les règles du jeûne, expie son passé». (Boukhari) «Si les serviteurs savaient quelle est la valeur du mois de Ramadan, ils souhaiteraient que l’année entière fût Ramadan». (Bayhaqi)
La nuit du Destin
Le prophète (SAW) dit : «Toutes les fautes passées sont pardonnées à celui qui passe la nuit du Destin en veillée pieuse avec foi et espoir de récompense» (Moslim). Le prophète (SAW) dit : «Cherchez la nuit du Destin parmi les nuits impaires de la dernière décade du mois de Ramadan » (Boukhari). [C’est à dire la nuit dont le lendemain correspond au 21, 23, 25, 27 ou 29 de Ramadan] Le prophète (SAW) a recommandé de répéter cette invocation au cours de la nuit du Destin: «Ã” mon Dieu ! Tu est indulgent, Tu aimes le pardon, fais-moi grâce ! [Allahoumma innaka ‘afouwwoune touhibboul ‘afouwa fa’fou ‘anni]»
Les bonnes oeuvres du Ramadan
La charité, la prière des Tarawih, la lecture du Coran, la retraite spirituelle (I’tikaf.
Les pratiques recommandées de Ramadan
Rompre le jeûne aussitôt que le soleil se couche, Invoquer Dieu au moment même de la rupture du jeûne, prendre le Sahour et le retarder.

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