Santé : Diabète, obésité et danger

Le chiffre a de quoi angoisser plus d’un. En effet, 80% des personnes atteintes de diabète présentent soit un surpoids, soit un état d’obésité. Ce constat amène à établir une corrélation manifeste entre diabète et obésité. La recrudescence vertigineuse de la prévalence du diabète dans le monde, de type 2 notamment, est, semble-t-il, imputable au surpoids et à l’obésité. De nos jours, 190 millions de personnes sont atteintes du diabète dans le monde, soit une prévalence de 3%. Ce nombre devrait connaître une augmentation inquiétante d’ici 2030, pour atteindre 370 millions. Un calcul d’écolier permet d’établir à près de 7 millions le nombre de nouveaux cas recensés chaque année.
Au Maroc, une étude réalisée en 2000 par le ministère de la Santé publique fait ressortir que 6,6% de la population est atteinte du diabète. Une autre étude, réalisée par Leger en 1999, démontre que sur la base de l’indice de masse corporelle (IMC), plus d’un tiers des répondants se situe dans la zone à risque avec 11,4% de personnes présentant un IMC supérieur à 30kg/m, on parle donc d’obésité, tandis que 22,6% présentaient un IMC compris entre 25 et 30kg/m, on parle alors de surpoids. L’étude en question a été réalisée auprès d’hommes et femmes âgés de 15 ans et plus, résidant tant en milieu urbain que rural. La prise de poids est, certes, étroitement liée au risque de développement du diabète. Le rapport reste, cependant, sujet à caution.
En conséquence, l’on est en mesure d’établir que le diabète ne fait pas nécessairement bande à part avec l’obésité. « Toutes les personnes en surpoids ou obèses ne développeront pas le diabète. De même, toutes les personnes atteintes du diabète de type 2 ne sont pas obèses. La probabilité de développer le diabète en cas de surpoids ou d’obésité dépend de l’interaction d’une série de facteurs », souligne Fatima Marouane, professeur d’endocrinologie à la Faculté de médecine et chef du service «Endocrinologie et maladies métaboliques» au CHU Ibn Rochd de Casablanca.
En effet, quatre points distincts se dégagent pour préciser les facteurs incriminés dans ce que l’on qualifiera communément d’interférences. Il s’agit de l’importance de l’obésité ou du surpoids ; le taux de graisse abdominale ; la prédisposition génétique à développer une résistance à l’insuline et, finalement, la capacité de la personne à produire de l’insuline.
Faisant office de l’ennemi à abattre, l’obésité et, accessoirement, le surpoids peuvent être évités en surveillant leurs facteurs de risques fondamentaux. Cela commence par l’observation d’une nutrition correcte pendant la grossesse et l’instauration d’une grande variété de goûts dans la culture alimentaire des enfants après l’allaitement maternel, passant par la stimulation du goût pour les fruits et légumes dès le plus jeune âge, jusqu’à l’enracinement de l’activité physique pendant l’enfance.
Ce dernier point est très important puisque, généralement, c’est le seul point respecté et, en l’absence d’une culture alimentaire saine comme c’est souvent le cas, l’activité physique peut nous éviter moult complications. Dans ce sens et pour mettre en exergue les bienfaits de l’activité physique, la Fédération marocaine du diabète organise, le 21 novembre prochain, une marche nationale à Mohammédia.
Cela dit, la voie du salut est toute tracée. Opter pour une bonne discipline alimentaire et une activité physique régulière s’avère, forcément, salutaire.

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