Sécurité sanitaire : pour la préservation du patrimoine phoenicole

Sécurité sanitaire : pour la préservation du patrimoine phoenicole

Ces dernières années, la compétitivité des dattes marocaines a commencé à s’améliorer grâce aux efforts déployés dans le cadre du Plan Maroc Vert, du Programme MCA-Maroc, de l’Office national de sécurité sanitaire  des produits alimentaires (ONSSA)…

La compétitivité des dattes marocaines a gagné quelques points grâce à deux facteurs, à savoir la quantité et la qualité produites. En matière de quantité, les formations apportées en amont de la filière ainsi que les opérations de réhabilitation de la palmeraie permettront d’améliorer de façon notable les quantités de dattes produites. Quant à la qualité de l’offre, les leviers d’amélioration sont recherchés à toutes les étapes de la production. La densification de la palmeraie a concerné les variétés dites nobles, telles que Majhoul, Boufeggous, Jihel ou Nejda. 

L’amélioration des techniques de conduite permet de produire des dattes de calibres homogènes et de plus grande taille. Enfin, la mise en place des stations de conditionnement et de stockage permettra d’écouler sur les marchés locaux et internationaux des dattes répondant aux normes de qualité internationale.

Pour atteindre ces objectifs, l’Office national de sécurité sanitaire  des produits alimentaires (ONSSA) entreprend de nombreuses actions visant à protéger le palmier dattier vis-a-vis des maladies et ravageurs nuisibles.

Le charançon rouge du palmier est le ravageur le plus destructif des palmiers. C’est un coléoptère originaire de l’Asie tropicale. Il est difficile à combattre vu qu’il se développe d’une manière cryptique et que les symptômes ne sont généralement visibles que lorsque les dégâts deviennent importants et irrémédiables.

Ce ravageur a été détecté pour la première fois au Maroc, en décembre 2008, dans la ville de Tanger, sur deux palmiers Phoenix canariensis dans le jardin d’un hôtel. Son introduction au nord du Royaume constitue une véritable menace pour les palmeraies marocaines. La lutte contre ce fléau s’avère incontournable et nécessite la coopération entre tous les intervenants afin de réussir son éradication.

Ainsi, une stratégie nationale de lutte a été mise en place par l’ONSSA. Cette stratégie s’articule autour de quatre axes. Il s’agit de l’interdiction de l’importation de tout arbre ou plants de l’espèce de la famille de palmacées dont le diamètre basal du tronc dépasse 5 cm ainsi que de la promulgation d’un arrêté conjoint du ministre de l’agriculture et de la pêche maritime et du ministre de l’intérieur édictant des mesures d’urgence destinées à la lutte contre le charançon rouge du palmier.

Il y a eu également le confinement de la zone infestée dans la région de Tanger et la prévention de dissémination du ravageur à d’autres régions du Royaume, notamment les oasis.

Cette stratégie a mis également en place des réseaux de piégeage dans la zone infestée de Tanger et dans les principales oasis du Royaume, à savoir Ouarzazate, Errachidia, Figuig et Marrakech, pour évaluer le niveau de population de l’insecte et permettre d’intervenir en conséquence.

A cela, il faut ajouter l’organisation de journées de sensibilisation au profit des techniciens et agents des services techniques du ministère de l’agriculture et des collectivités locales, des pépiniéristes, producteurs,  propriétaires d’hôtel et de villas sur la reconnaissance de l’insecte, les symptômes et les moyens de lutte en plus de la promulgation d’arrêtés édictant la mise en place de comités de vigilance, de contrôle, de suivi et de lutte contre le charançon rouge.

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