Viandes rouges : une mise à niveau pour des abattoirs plus conformes

Viandes rouges : une mise à niveau pour des abattoirs plus conformes

La filière des viandes rouges constitue un secteur stratégique de par son poids dans l’économie nationale et dans la promotion de la sécurité alimentaire du pays. Ce secteur contribue pour près de 30% au PIB agricole, créant chaque année 1,8 million d’emplois et générant un chiffre d’affaires de 22 milliards de dirhams par an. Un contrat-programme prévoyant un investissement global de 6 milliards de dirhams, dont une contribution de l’Etat estimée à 850 millions de dirhams, a ainsi été signé entre le gouvernement et la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar) en avril 2009. L’objectif principal est la mise à niveau et le développement des abattoirs. 

En effet, la filière des viandes rouges constitue l’une des priorités du Plan Maroc Vert qui a pour objectif d’en faire une filière compétitive à l’horizon 2020. Elle bénéficie de ce fait de l’aide soutenue des pouvoirs publics, notamment dans le cadre des investissements en matière de restructuration et d’organisation.

Depuis la signature de ce contrat-programme et aux diverses mesures adoptées dans son sillage, de nombreux progrès ont été accomplis et des résultats notables observés. Ces progrès concernent essentiellement l’amont de la filière, à savoir la production et élevage.

«Aujourd’hui, au vu des bons résultats enregistrés au niveau de l’amont de la filière, l’aval de la filière (abattage – commercialisation– transformation) nécessite un soutien et un accompagnement similaires, afin d’accompagner et de pérenniser les résultats atteints en matière de mise à niveau et de professionnalisation de la filière», constatent les responsables de la Fiviar. «En effet, sans cette mise à niveau urgente de l’aval de la filière, impliquant appui, soutien et accompagnement de la part de l’ensemble des intervenants (collectivités locales,administrations, professionnels), tous les efforts consentis et résultats obtenus au niveau de l’amont de la filière depuis 2009 seront vains», ajoutent-ils.

C’est donc de santé publique qu’il est aujourd’hui question. Il est en effet urgent de revoir l’état vétuste et non-conforme des structures d’abattage nationales (abattoirs tueries) avec toutes les conséquences alarmantes que cela implique quant à la salubrité et la qualité des viandes et donc sur la santé des concitoyens, selon la même source. 

Compte tenu de ce constat, les intervenants et les professionnels de la filière renforcent leur coopération et concrétisent les engagements pris dans le cadre du contrat-programme signé en avril 2009 en matière de mise à niveau des marchés aux bestiaux et des abattoirs.

«Or actuellement, à l’échelle nationale, l’abattage se fait au niveau des abattoirs municipaux mais également au niveau de tueries rurales censées n’approvisionner que les souks hebdomadaires. Afin de répondre aux normes sanitaires en vigueur et de préserver la salubrité de la viande et la santé des consommateurs, il convient de migrer, dans les plus brefs délais, vers un abattage exclusivement effectué dans les abattoirs répondant à ces normes sanitaires», précise-t-on à la Fiviar. Cette migration se fera progressivement en concertation avec l’ensemble des opérateurs de la filière, en prenant en considération les contraintes socio-économiques qu’elle suppose, avec pour priorité : la santé et la sécurité des citoyens, selon la même source.

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