100 m : Nouveau record du monde

Côté argent, Powell devrait recevoir au total près de 100.000 euros, selon une source proche de l’organisation. "La prime joue certainement un rôle, mais elle n’est pas la seule cause", car quelle que soit la prime des organisateurs le véritable gain pour l’athlète vient après, avec les contrats de parrainage et "1.000 autres bonus", souligne Dimitris Evangelopoulos, entraîneur national de la fédération grecque. Il faut d’abord disposer d’une bonne piste. Celle d’Athènes "est vraiment rapide", soulignait Powell après son exploit. "C’est une piste pour sprinteurs", confirme le Britannique Jason Gardener qui a couru mardi soir au côté de Powell, mais a terminé loin derrière. Le revêtement de la piste du stade olympique, le Sportflex Super X Performance de l’Italien Mondo, est "un revêtement dur que les sprinteurs apprécient particulièrement, mais que les coureurs de fond aiment moins", explique un membre de l’organisation de la réunion d’Athènes, sous couvert d’anonymat. "Mais on le retrouve dans de nombreux autres stades dans le monde", souligne-t-il. Si le revêtement à Athènes joue un rôle, c’est plutôt, selon lui, parce qu’il a été installé très récemment, il y a juste un an, quelques mois avant les Jeux. "Les revêtements se détériorent avec le temps et, dans deux ans, battre le record sera plus difficile. Si Powell avait couru l’année prochaine, il aurait probablement obtenu 9 sec 78. Les revêtements doivent être changés tous les 6-7 ans et cela coûte environ un million d’euros", explique-t-il. En 1999 quand Maurice Greene avait battu son record du monde, le revêtement du stade avait deux ans. Aux Jeux, lorsque cinq athlètes ont descendu sous les 9 sec 85 lors de la finale des Jeux, il avait quelques mois et lors du Super Grand Prix d’Athènes, où Powell a battu le record, il avait un an à peine, rappelle-t-il.

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